SPD, Verts et FDP négocient la stratégie numérique du futur gouvernement de coalition

L’Allemagne débat depuis plusieurs mois du retard qu’elle a pris dans sa transition numérique. La « transformation numérique » figure en bonne place dans les négociations pour la formation du futur gouvernement. Les Verts, le FDP et le SPD s’accordent pour en faire une priorité de la future coalition. 

La société allemande a découvert avec stupeur le sous-équipement numérique de son système de santé publique.

« La persistance du fax dans les administrations est devenu le symbole de ce retard. La presse ironise sur la « fax Republik ». « L’Allemagne en a assez des télécopies » . Quand on parcourt les administrations, on a l’impression d’être transporté dans les années 1970. Les télécopieurs ronronnent, des coursiers distribuent le courrier dans les couloirs. La pandémie a mis en lumière la catastrophe allemande en matière d’e-gouvernement » .

Les services de santé se débattent depuis 18 mois avec un enchevêtrement de systèmes d’information. Angela Merkel avait reconnu, le 25 mars, l’échec de la transformation numérique du système de santé. 

Dans un rapport (Numérisation en Allemagne – leçons tirées de la pandémie COVID-19), le conseil des experts du ministère de l’économie élargit ce diagnostic à l’ensemble de la société : « La pandémie de Corona a impitoyablement exposé le retard de l’Allemagne en matière de transformation numérique dans de nombreux domaines. Ces faiblesses ont massivement entravé une réponse politique efficace à la crise et à la limitation des dommages économiques. Après avoir surmonté la pandémie, il faudra s’attaquer a la transformation numérique de manière accélérée ».

Verts, SPD et FDP confrontent leurs propositions numériques

Pour les élections de septembre dernier, tous les partis avaient affuté leurs propositions numériques » : administration numérique, cybersécurité, équipement informatique des écoles, très haut débit, protection des données… La radio publique bavaroise a comptabilisé les occurrences du « numérisation » dans les programmes : 40 occurrences dans le programme des Verts, 32 dans celui de la CDU, 27, 18 et 17 pour le FDP et le SPD

Un sondage a même été réalisé pour savoir a quel parti les allemands faisant le plus confiance pour faire avancer la numérisation : 25 % font confiance au FDP, 19% aux Grünen, 14% à la CDU, 9% au SPD. Les zones blanches, la cybersécurité et la santé figurent en tête des enjeux les plus urgents.

FDP, Verts et SPD s’accordent pour accélérer le déploiement de la fibre (la « société du. Gigabit ») : les sociaux-démocrates proposent un tarif social d’accès au réseau pour les citoyens à faibles revenus, pour les élèves et les étudiants. « Une infrastructure numérique de classe mondiale »).

Numérisation des services publics

Tous trois s’accordent pour dématérialiser les administrations. Le FDP propose la mise en place d’un portail qui donnerait accès aux données personnelles que l’État détient : ce portail permettrait de mettre en œuvre le principe « dites le nous une fois ». Les Verts avancent l’idée d’un « État-providence numérique proactif » qui simplifie l’accès aux services publics en ligne, notamment dans les domaines de la santé et de la justice : ils proposent une carte d’identité gratuite sur le smartphone afin de s’identifier et de signer numériquement, ainsi qu’un dossier médical personnel. Pour le SPD, « les citoyens devraient pouvoir contrôler quelles autorités accèdent à leurs données et à quel moment, en attribuant et en révoquant eux-mêmes les autorisations ». Le FDP mise sur l’intelligence artificielle : « d’ici 2025, chaque ministère devrait identifier et mettre en œuvre dix cas d’utilisation spécifiques de l’IA dans son domaine de compétence ». Le SPD affiche son attachement à « l’autodétermination informationnelle » et souhaite que « données soient rendues utilisables pour des innovations et des services numériques orientés vers le bien-être public ».

Pour les Verts, « la numérisation est, avec le développement durable (Nachhaltigkeit), la plus grande transformation du 21e siècle. Nous voulons le concevoir de telle sorte qu’elle permette la participation sociale, les libertés et les innovations écologiques et sociales ». Le numérique traverse, comme un fil rouge, tous les chapitres de leur programme : protection du climat, droit du travail, éducation, santé, réseau ferroviaire, coopération internationale. Leur manifeste numérique, titré « façonner le numérique », met l’accent sur la régulation du « pouvoir de marché excessif des géants de l’Internet » : surveillance des acquisitions, acquisitions, interopérabilité, portabilité des données, ouverture des interfaces. 

Pour le SPD, les algorithmes qui suggèrent des produits ou prennent des décisions doivent être « transparents et non discriminatoires ». L’objectif d’une décision algorithmique doit être défini de manière claire et vérifiable. Cela nécessite une réglementation et une supervision rigoureuse.

SPD et Verts s’accordent autour du numérique éducatif : équipement des établissements, des élèves « les tablettes ou les ordinateurs portables devraient devenir une évidence pour l’apprentissage, expliquent les Verts qui souhaitent améliorer la formation numérique des enseignants ». Chaque élève doit disposer d’un appareil numérique avec accès en ligne, ajoute le SPD, qui souhaite que les ressources pédagogiques soient disponibles sur une plate-forme open source. 

Un ministère de la transformation numérique ?

Le FDP est le seul parmi les trois futurs partenaires a revendiquer la création d’un ministère de la transformation numérique « qui regroupe les compétences afin d’utiliser les effets de synergie et d’obtenir un gouvernement plus léger et plus efficace ». L’idée d’un ministère numérique indépendant et fort recueille le soutien de 69% des électeurs. 

Sources

FAZ: Die Knackpunkte zwischen SPD, Grünen und FDP

BR24 : Digitalisierung im Wahlkampf: Das wollen die Parteien

HandelsBlatt : Digitale Verwaltung: Deutschland hat das Faxen dicke

Conseil des experts du ministére de l’économie : Numérisation en Allemagne – leçons tirées de la pandémie COVID-19

Sondage de BitKom: Digitalpolitik: Lindner, Habeck, Scholz und Söder wird am meisten zugetraut

Grünen :  Wir gestalten die Digitalisierung

Articles du blog Quelle force sanitaire

 Angela Merkel devant le Bundestag reconnait l’échec de la transformation numérique du système de santé allemand

Allemagne : les centres de santé examinent et re-saisissent chaque jour à la main des milliers de fax à la main

Le système de santé allemand combat le Covid19 avec du papier, des stylos et des télécopieurs

La revue Annales des Mines passe en revue les « réponses numériques à la crise sanitaire »

Introduction : Quand tout doit se faire à distance Maurice RONAI

« Numérique de crise » (comment le numérique a permis de faire face aux confinements)

Le numérique a-t-il aidé les Français à mieux vivre le confinement ? Géraldine GUÉRILLOT, Soazig LALANCETTE et Pascal PLANTARD

Éducation et inclusion numériques en temps de confinement Pascal PLANTARD

Numérique de crise dans les collectivités locales : le rôle des infrastructures de la contribution Louise GUILLOT et Yoan OLLIVIER

Grandes entreprises et réponses à la crise : Télétravail, l’arbre qui cache la forêt Nicolas PETTE

Travail à distance, travail confiné ? Amandine BRUGIÈRE, Édouard ROBIN et Karine BABULE

Logistique urbaine et pandémie de Covid-19 Laetitia DABLANC

Réseaux : réactions et adaptation à la charge et au confinement Aurore TUAL et Laurent TOUSTOU

Mobilisation numérique pour comprendre et gérer la crise sanitaire

La numérisation à marche forcée du système de santé face à la Covid-19 Maurice RONAI

La construction accélérée d’un système d’information épidémiologique Maurice RONAI

L’open data de crise : entre mobilisation citoyenne et communication gouvernementale Simon CHIGNARD

Des usages de Twitter en temps de pandémie : circulation des connaissances, agit-prop et controverses enflammées Vincent GLAD

Un test en grandeur réelle pour l’innovation ouverte

Le grand récit qu’il fallait à l’open science ? Quand une pandémie invente la biologie d’urgence Sophie PÈNE

Des visières à haut débit : un regard sociologique sur la mobilisation des makers face à la crise sanitaire Léo CHALET, Maxence DUTILLEUL, Volny FAGES et Émile GAYOSO

Wikipédia face à la crise sanitaire Sandrine BUBENDORFF et Caroline RIZZA

Le numérique d’après ?

La crise a-t-elle renforcé les GAFAM ? Dominique NAMUR et Joëlle TOLEDANO

Pertinence et diffusion des communs en temps de pandémie Valérie PEUGEOT

Covid-19 : le volontarisme numérique public au pied du mur Godefroy BEAUVALLET et Maurice RONAI

Géopolitique d’une pandémie à l’ère numérique Benjamin PAJOT et Henri VERDIER

Quand tout doit se faire à distance

Article paru dans les Annales des Mines : Réponses numériques à la crise sanitaire

2020 marque peut-être la date de naissance de cette « société numérique » annoncée depuis les années 1960, sous des vocables déjà datés (« société de l’information », « société en réseaux »). Promue ou attendue par les uns, redoutée par d’autres. Une société numérique mondiale de surcroît, car une très large partie de la planète a vu basculer, en 2020, des pans entiers de la vie économique et sociale dans le numérique.

On peine à imaginer ce qu’aurait été le confinement sans les outils numériques : pour apprendre, travailler, commercer, maintenir et entretenir la sociabilité. Assurer la continuité des services publics et des entreprises. Et pour outiller les initiatives de solidarité des institutions, des associations et des citoyens.

Numérique sous contrainte

Réunions de famille virtuelles, solidarités de voisinage, achats en ligne, suivi scolaire, réorganisations du travail : en mars 2020, 46 millions de Français se sont connectés chaque jour à Internet.

Le besoin de préserver les liens familiaux et sociaux a trouvé à s’exprimer à travers des groupes WhatsApp, la visioconférence ou l’invention de dispositifs inédits comme les apéros en ligne. Un Français sur deux a testé pour la première fois ces nouvelles formes de sociabilité à distance. « Zoomer » (en d’autres mots, se retrouver sur la plateforme de visioconférence Zoom) est entré dans le langage courant.

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Assaut sur le Capitole: trouble dans la trumposphère autour de la mort d’Ashli Babbitt

Ashli Babbitt est cette fervente partisane de Trump qui a trouvé la mort lors de l’assaut du Capitole.

Les images d’Ashli Babbitt, mise en joue par un policier du Capitole, à travers une vitre brisée, alors qu’elle escalade un amas de chaises pour forcer le passage, puis s’effondrant, ont fait le tour du monde.

Deux récits s’opposent au sein de la trumposphère quant au sens qu’il faut donner à cet épisode : exécution ou opération sous faux drapeau.

35 ans, ancienne militaire (elle avait servi 14 ans dans l’armée de l’air, déployée en Irak, en Afghanistan, Koweït et au Qatar) a été immédiatement érigée en martyre de la cause trumpienne. « Désarmée, elle a été exécutée froidement ».

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Donald Trump n’est pas Kurt Gödel

Depuis le 6 novembre, Rudy Giuliani et avocats de Trump cherchent une faille dans la Constitution pour permettre à Donald Trump de se maintenir au pouvoir. 

Ils ont tout essayé : deux recours auprès de la Cour suprême, contestation des résultats au Sénat et à la Chambre et demande d’un audit des résultats, puis l’ultime manœuvre consistant a demandé au vice-président Pence d’entraver la certification des résultats… 

 Cette quête de la faille, du loophole, dans la Constitution, qui permettrait d’inverser, en toute légalité, les résultats de l’élection rappelle l’épisode fameux de l’examen de naturalisation du logicien et mathématicien, Kurt Gödel, rapporté par Oskar Morgenstern, le père de la théorie des jeux. 

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Comment les trumpistes encaisseront-ils le choc du réel ?

Il y a une vraie incertitude sur la capacité des trumpistes à encaisser le choc du réel (l’élection de Biden) après avoir :

  • cru à l’annulation prochaine des votes de plusieurs états par le Congrès, ouvrant la voie a un vote état par état
  • adhéré (sur la base de vidéos) à des manipulations dans le décompte des voix cru au succès des plaintes devant les tribunaux
  • admis, devant leur échec, que non, finalement, ce n’est pas dans les tribunaux locaux que ça se déciderait, mais devant les juridictions d’appel, puis a la Cour suprême
  • avalé cette histoire du vol de plusieurs millions de voix par Dominion (« Une entreprise étrangère, qui a des liens très étroits avec le Venezuela, et donc la Chine, et utilise un logiciel d’une entreprise vénézuélienne ayant servi à voler des élections dans d’autres pays. » selon Giuliani)
  • pris pour vérité d’évangile les propos incohérents de Giuliani reporté leurs espoirs sur Sidney Powell qui détenait les preuves de cette fraude et en avait fait la démonstration dans son mémoire de 104 pages de cette fraude
  • admis que non, finalement, Sidney Powell gardait secrètes les preuves qu’elle détenait, pour permettre à Trump de les rendre publiques quand il le jugerait utile
  • mis tous leur espoirs dans le recours devant la Cour Suprême
  • et quand celui-ci a tourné court, a cru à cette histoire « grands électeurs alternatifs » qui allait tout bouleverser
  • puis, cru à cette rumeur selon laquelle l’armée américaine avait saisi en Allemagne des serveurs dans lesquels on allait trouver les preuves de la fraude

Et ils croiront, jusqu’à la dernière minute, au plan génial de Trump, à sa capacité à retourner la situation.

Ils croient et continuent de croire que Trump ne veut pas se contenter d’un demi-victoire (par des moyens juridiques), qu’il prépare un rebondissement majeur, en actionnant un ordre executif relatif aux ingérences des puissances étrangères, qui lui permettrait de mettre Biden et les démocrates sous les verrous, puisqu’il est notoire qu’ils sont financés par la Chine etc ….

L’heure de vérité se rapproche …. Mais la verité a-t-elle encore un sens quand on a cette capacité à intepréter les faits a l’envers. A s’auto-illusionner et à s’auto-intoxiquer ?

Bavardes, restrictives, contraires au principe de libre réutilisation des informations publiques : pourquoi tant de mentions légales ?

Billet initialement pubié ici

Les administrations, les agences et opérateurs publics, les collectivités, les universités, les organismes de recherche consacrent efforts et moyens pour produire des informations fiables, les mettre en forme et en ligne pour les rendre accessibles au (x) public(s).

Mais pourquoi multiplient-ils, pour l’immense majorité d’entre eux, dans les mentions légales qui figurent sur leurs sites, les mises en garde, les obstacles, les interdictions ou les restrictions, en subordonnant la réutilisation de ces informations à une autorisation ?

Presque autant de rédactions des mentions légales relatives à la réutilisation des textes et données qu’il existe de sites publics.

Le plus souvent restrictives, voire dissuasives : réutilisation subordonnée à une autorisation expresse et préalable, interdiction, menaces de poursuite pour contrefaçon.

Des mentions légales qui mettent en avant, presque systématiquement, l’article 122-5 du Code de la propriété intellectuelle, alors que cet article ne concerne que les seuls « discours destinés au public prononcés dans les assemblées politiques, administratives, judiciaires ou académiques (…) et les cérémonies officielles) »

Des mentions légales qui bafouent le principe de libre réutilisation des textes et données publiés sur les sites, posé par la loi du 7 octobre 2016 pour une République numérique, codifié dans le Titre II (la réutilisation des informations publiques) du Code des relations entre le public et l’administration (CRPA). Et notamment dans ses articles 321-1 et 322-1.

Article L321-1« Les informations publiques figurant dans des documents communiqués ou publiés par les administrations mentionnées au premier alinéa de l’article L. 300-2 peuvent être utilisées par toute personne qui le souhaite à d’autres fins que celles de la mission de service public pour les besoins de laquelle les documents ont été produits ou reçus.Les limites et conditions de cette réutilisation sont régies par le présent titre ».

Article L. 322-1
« Sauf accord de l’administration, la réutilisation des informations publiques est soumise à la condition que ces dernières ne soient pas altérées, que leur sens ne soit pas dénaturé et que leurs sources et la date de leur dernière mise à jour soient mentionnées ».

On a du mal à comprendre pourquoi dans notre République une et indivisible, les règles de réutilisation des textes et données publiés sur les sites publics varient d’un Ministère à un autre, d’une collectivité à une autre, d’un opérateur public à un autre. l’autre. Voire même au sein d’un même ministère. 

Ni ce ce qui justifie une telle variété.

On a du mal à comprendre qu’aucun des responsables des sites, des directions juridiques et des secrétariats généraux concernés ne se soit avisé d’adapter les mentions légales au cadre juridique des informations publiques : dès 2005 (Ordonnance n° 2005-650 du 6 juin 2005 relative à la liberté d’accès aux documents administratifs et à la réutilisation des informations publiques), en 2009 (Ordonnance n° 2009-483 du 29 avril 2009 prise en application de l’article 35 de la loi n° 2008-696 du 15 juillet 2008 relative aux archives), et plus récemment en 2016 (loi pour une République numérique).

Il est permis de s’interroger sur le montant des honoraires versés a des centaines d’avocats pour que chacun d’entre eux rivalise de créativité dans l’interprétation de l’article 122 du CPI et dans l’invention de limitations et de clauses restrictives a la réutilisation de données publiques.

Contraires à la loi, ces mentions légales restrictives sont aussi contraires aux missions de ces acteurs publics.

Elles expriment une étrange défiance vis-à-vis des destinataires de ces informations publiques : les citoyens.

L’intérêt bien compris des acteurs publics, c’est que les textes, les communiqués, les articles, les infographies qu’ils ont fait l’effort de produire circulent et soient repris, relayés, réutilisés.

A condition bien sûr que ces informations publiques ne soient pas « altérées, que leur sens ne soit pas dénaturé et que leurs sources et la date de leur dernière mise à jour soient mentionnées » (comme le prévoit l’article 322-1) et qu’elles ne comportant des données à caractère personnel (article 322-2).

Et si les acteurs publics peinent à actualiser leurs mentions légales et à les mettre en conformité avec la loi, le plus simple est encore pour eux de renvoyer à la Licence Ouverte, qui a été élaborée justement pour leur éviter de rédiger des mentions légales bavardes, hors sujet ou non conformes.

Après avoir refondu la charte graphique de l’État, le Service d’information du gouvernement (SIG) envisage de faire converger les identités graphiques et expériences de navigation des quelques milliers de sites publics. Il pourrait déjà commencer par élaborer des mentions-légales type, conformes au CRPA. Ou mieux encore, de prescrire l’adoption de la Licence Ouverte. 

Covid-19 : wikipédia fait figure d’îlot de rationalité dans un océan de rumeurs

Article initialement  publié sur ConspiracyWatch

Le respect des principes, règles et recommandations de l’encyclopédie collaborative en ligne a permis qu’elle ne se transforme pas en caisse de résonance des théories complotistes autour de la pandémie de coronavirus.

Montage CW.

Quand on cherche « coronavirus » ou « Covid-19 » dans un moteur de recherche, les articles de Wikipédia apparaissent, comme beaucoup d’autres requêtes, en tête des résultats. Cela tient au mode de fonctionnement des moteurs qui privilégient les sites très visités (Wikipédia fait partie des dix sites web les plus consultés dans le monde) et qui disposent de nombreux liens entrants et sortants. Lire la suite