Nouveaux médias, nouveaux militants, nouveaux partis ?

L’usage d’Internet (sites, listes de diffusion, blogs …) par les partisans du Non et du Oui lors du référendum et l’écho médiatique donné aux débats se déroulant sur la Toile marquent l’irruption des nouveaux médias dans le champ politique.

Les partisans du non ont d’ailleurs gagné cette bataille, pour une large part sur et grâce à Internet (voir l’écho rencontré par le site de l’universitaire marseillais Étienne Chouard) …

Cela tiendrait-il à une antériorité de certains groupes associatifs ou politiques sur la Toile, et donc à une plus grande connaissance des règles et du langage Internet, à la contre-culture qui s’y exprimerait disposant plus à s’opposer, à la “perméabilité” des internautes aux rumeurs ?

Ou la Toile n’est-elle qu’un miroir des tendances qui traversent la société ? Autant de questions parmi d’autres à analyser… mais avec quels types de sources ? Quelle méthodologie ?

Alors qu’au début du siècle, les militants du monde ouvrier développaient une presse politique et syndicale pour diffuser leurs idées, Internet permettrait il de renouer et de réveiller ce type de militantisme quand la presse partisane est moribonde et les groupes multimédias aux mains d’intérêts économiques ?

Les partis politiques ont créé leurs sites, mais il ne s’agit plus aujourd’hui de reproduire en ligne ce qui existait avant sur papier.

L’utilisation d’Internet qui met bien souvent en face des individus pose de nombreuses questions aux organisations collectives : comment les partis politiques – et notamment le Parti socialiste – analysent-ils, réagissent-ils et s’adaptent-ils à ces nouveaux outils ? Ont-ils conduit à une nouvelle organisation des tâches ? Provoquent-ils de nouvelles formes de sociabilités militantes ? Ont-ils attiré un nouveau type de militants, avec le risque de creuser un fossé générationnel et technique ?

Séminaire « Les socialistes et les médias, XIXe-XXe siècle »

Congrés de Dijon-2003 : le lexique socialiste

Cinq motions 102 797 mots pour un Congrés

Valeurs, marqueurs, identité

Libéralisme, néolibéralisme, capitalisme

Panthéon socialiste

Les enjeux scientifiques et technologiques au second plan des préoccupations

Salariés, travailleurs, ouvriers

Une approche assez abstraite de l’environnement

18 contributions générales : un océan de mots

Voir aussi :

Zoom sur quelques thémes abordés dans les contributions au Congrés de Dijon

Internet dans la vie (et la rénovation) du Parti socialiste

Un impot mondial ? Une taxe ?

Démocratie et maîtrise collective des technosciences

Et à propos de la propriété intellectuelle ?

L’europe à travers les 18 contributions

Une autre mondialisation ? (contributions générales au congrés de Dijon)

Les socialistes et la métaphore du logiciel

 » Il faut changer, refondre, rénover le logiciel politique du PS «  C’est, depuis quelques mois, un thème récurrent dans le discours des responsables socialistes.

- Manuel Valls, à la Rochelle, cet été : « Nous avons du temps, plusieurs mois pour refondre le logiciel, la pensée du Parti socialiste. »

- Fin août, c’était Laurent Fabius (Le Monde du 28 août 2002) : « Il faut promouvoir ces avancées par une mise en œuvre souple, décentralisée, souvent contractuelle, réactive. C’est en cela aussi que nous devons rénover le logiciel social-démocrate ».

- En février 2002, c’etait Dominique Strauss-Kahn : « Les socialistes sont, pour partie, en train de fonctionner avec un vieux logiciel. Le logiciel évolue lentement. Il faut aider à le faire évoluer. »

- Pendant la campagne présidentielle, Jean-Luc Mélenchon s’en prenait au logiciel de Jean-Pierre Chevènement : « Sa nation est une ligne Maginot. Son logiciel est daté et inopérant ». (Nouvel Obs 21 février 2002)… Lire la suite