La Déclaration de principes du PS solde les comptes du passé. L’aggiornamento reste à faire

La commission présidée par Alain Bergounioux, secrétaire national aux études du Parti socialiste, a accouché d’une nouvelle déclaration de principes.

1905, 1946, 1969, 1990, 2008… C’est la cinquième fois, en un peu plus d’un siècle, que les socialistes remettent sur le chantier ce texte qui, fonctionnellement, tient lieu de « grammaire » de la politique socialiste : le noyau du fameux « logiciel » que les socialistes se proposent, périodiquement, de rénover.

Entre 1990 et 2008, le « code » socialiste a enflé : il triple de volume, passant de 845 mots et 5473 caractéres à 2386 et 15397. Chaque mot a été pesé. Il fallait tout à la fois dépoussiérer déclaration de principes et la mettre à jour.

- Gommer les références les plus datées : « le réformisme au service des espérances révolutionnaires »,« les oppositions des classes et groupes sociaux », le dépassement du capitalisme passent ainsi à la trappe.

- Nuancer la critique du capitalisme, sans donner l’impression qu’il s’imposait désormais comme horizon indépassable.

- Accorder à chacune des « sensibilités » quelques concessions et « petits gains » sémantiques.

- Réévaluer la préoccupation environnementale (présente dans la Déclaration de 1990], mais sur un mode mineur).

- Assigner aux socialistes de nouveaux objectifs (« l’émancipation complète de la personne humaine et la sauvegarde de la planète », « une société nouvelle, qui dépasse les contradictions du capitalisme, faisant toute sa place au secteur non marchand »).

Alain Bergounioux et Henri Weber, principaux artisans de ce chantier peuvent se prévaloir d’avoir dégagé un consensus à quelques mois d’un Congrès qui s’annonce difficile.

Il reste que, tout affairés à solder les comptes idéologiques et sémantiques du passé, les socialistes, avec cette déclaration, tardent à jeter les bases d’une réflexion sur les enjeux contemporains.

1. Quid de la maîtrise sociale des technosciences ?

L’aggiornamento est réel sur les questions de protection de l’environnement

Je n’en regrette pas moins la disparition d’un membre de phrase qui figurait dans la Déclaration de principes de 1990 : « Alors que les sciences et les techniques ouvrent de nouveaux espaces de liberté et de créativité ».

Les avancées et les réalisations des technosciences influencent, et façonnent, pour une large part, le devenir de nos sociétés. Sciences du vivant, biotechnologies, intelligence artificielle, technologies de l’énergie, nanotechnologies … C’est un défi majeur pour nos sociétés que d’orienter, et plus encore, de réorienter, le changement technique.

La déclaration de principes 2008 consacre le principe de précaution comme mode de régulation des technosciences. A juste raison. Mais il en d’autres modes de régulation et d’orientation des technosciences : restaurer l’indépendance de la recherche vis a vis de grands groupes industriels qui ne visent qu’à maintenir ou créer des rentes de monopole, soumettre les orientations scientifiques au débat public, diversifier les expertises pour permettre aux gouvernements de peser sur les choix.

La Déclaration de principes de l’Internationale socialiste, adoptée en 1989, consacrait de longs développements à la maîtrise sociale du développement technologique. Cet enjeu n’a jamais été aussi actuel, et dépasse le seul « principe de précaution ».

« La technologie n’est pas seulement une question de science pure ou de machines inanimées. Elle est toujours guidée par des intérêts spécifiques et modelée sur des valeurs humaines, qu’elles soient implicites ou explicites. Elle doit être ramenée sous contrôle social afin d’utiliser les possibilités positives offertes par les nouvelles technologies à l’humanité, de minimiser les risques et les dangers de développements incontrôlés et d’empêcher les technologies socialement inacceptables. »

2. L’aggiornamento s’avère tout aussi incomplet dans la prise en compte d’un aspect essentiel de la modernité : l’essor des technologies numériques

- les possibilité que ces technologies ouvrent en matière d’accès à la culture et de circulation des savoirs - les capacités que ces technologies confèrent aux collectifs et aux personnes pour agir sur leur vie et sur la société

La Déclaration de principes passe ainsi à côté de la nouveauté radicale que constitue l’émergence de biens communs informationnels : la production coopérative de connaissances, de logiciels et de biens culturels fondée sur la libre collaboration, la production par les pairs et le partage peut s’avérer aussi efficace que les modèles de production marchand (entreprises) ou publics (services publics).

La Déclaration de principe reste enfermée dans une dialectique marché vs secteur public (rebaptisé Etat social). Les projets coopératifs de type Wikipedia, les logiciels libres, les publications scientifiques ouvertes échappent à cette dialectique marché vs service public.


tempPS réels a proposé un amendement à la déclaration de principes.

Cet amendement a reçu le soutien de Michel Rocard. Il a été adopté par le Conseil Fédéral de la Fédération de Paris Il a reçu le soutien de la Fédération des français de l’étranger (FFE) et du conseil fédéral de Haute-Marne.

Le texte de l’amendement et l’exposé des motifs sont ici

Deux oublis malheureux dans la nouvelle déclaration de principes du PS : la société de la connaissance et les biens communs informationnels


L’aggiornamento du Parti socialiste s’avère malheureusement incomplet dans la prise en compte d’un aspect essentiel de la modernité : l’essor des technologies numériques
– les possibilité que ces technologies ouvrent en matière d’accès à la culture et de circulation des savoirs
– les capacités que ces technologies confèrent aux collectifs et aux personnes pour agir sur leur vie et sur la société

3. La Déclaration de principes 2008 passe à côté de la nouveauté radicale que constitue l’émergence de biens communs informationnels : la production coopérative de connaissances, de logiciels et de biens culturels fondée sur la libre collaboration, la production par les pairs et le partage peut s’avérer aussi efficace que les modèles de production marchand (entreprises) ou publics (services publics).

La Déclaration de principe reste enfermée dans une dialectique marché vs secteur public (rebaptisé Etat social). Les biens communs ne rélèvent  ni de la sphère publique (même si l’état peut encourager leur développement, créer un cadre protecteur, même si ses agents peuvent y contribuer), ni de l’initiative privée (même si celle-ci peut en tirer parti et en bénéficier).

 

Une « forge » pour refondre le logiciel socialiste ?

En informatique, le mot « forge » est utilisé pour décrire les systèmes de gestion de développement collaboratif de logiciel.

J’avais envisagé, cet été, de proposer le terme de « Forge » pour désigner les travaux de « refonte du logiciel socialiste ». J’y avais renoncé, trouvant le terme obscur …

Je viens de découvrir que Benoît Hamon a choisi d’appeler « La Forge » le think-tank qu’il a créé :

« Nous voulons élaborer un nouvel outil intellectuel collectif. Aujourd’hui, nous créons « La Forge » qui ne sera pas une société savante supplémentaire. »La Forge » sera une ressource et un arsenal mis au service d’un camp, la gauche. Notre ambition est la victoire de celle-ci en 2012 par la reconquête des esprits et l’affirmation de nouveaux modèles culturels »…. »

Benoît Hamon ne relie pas entre elles les deux métaphores : celle de la « La forge » et celle du logiciel socialiste (qu’il est question de rénover …). Dès lors, pourquoi donc a t il choisi d’appeler son  think-tank la Forge ?

Il avait  peut être  envisagé, dans un premier temps,  de l’appeler « atelier ». Avant d’y renoncer,  tant cette appellation est irrémédiablement associée à de mauvais souvenirs : ceux du siège de l’étrange campagne de Lionel Jospin en 2002.

Ou encore « La Fabrique ». En référence à la « Fabbrica del Programma » (le think tank participatif mis en place par Romano Prodi pour élaborer le programme de la gauche italienne). Sans doute a t il jugé que la Fabrique avait une connotation un peu trop centre gauche …. (En 2006, Bernard Kouchner avait d’ailleurs appelé La Fabrique le site et le club qui devaient lui servir de tremplin pour une éventuelle candidature en 2007).

L’atelier, la fabrique : cela ne collait pas. Restait la Forge. Une référence lointaine à l’univers industriel dont le socialisme est issu. (Et encore largement pénétré).

A la réflexion, cette appellation « La forge » est assez bien choisie.  Elle désigne le travail du métal à chaud par l’utilisation d’un marteau et d’une enclume. La rénovation du PS ne se fera pas « à froid ».

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« Il faut changer, refondre, rénover le logiciel politique du PS « .

C’est depuis 2002 un thème récurrent dans le discours des responsables socialistes.

François Hollande, sans son discours de clôture à la Rochelle, a récusé la métaphore du logiciel…. « Le logiciel politique – mais notre pensée est humaine – ne se confond pas avec un disque dur qui devient vite un disque rayé ! » Dans son souci de se démarquer, tout en faisant un bon mot, François Hollande trahit une forme de répugnance pour la technique (qui ne serait pas « humaine »). Il exprime aussi ses réserves (son angoisse ?) face à la perspective d’un « logiciel » qui figerait les choses (en les inscrivant dans du « code »), ou qui limiterait les marges de manoeuvre… Préserver des marges de manoeuvre : c’est peut être une des clés de la personnalité du Premier Secrétaire.

Un audit du PS ?

Le Monde rapportait ce cri du cœur d’un militant lancé au micro lors d’un atelier de l’université d’été du PS 2007 à La Rochelle : « Nous sommes un parti, pas une association. Il faut du professionnalisme politique ! »

Il est désormais assez largement admis que le PS ne doit pas seulement rénover son logiciel politique/idéologique ( ?) et son programme, mais aussi son mode de fonctionnement et ses procédures.

Les responsables socialistes rivalisent, d’ailleurs, de férocité pour dénoncer la sclérose, l’immobilisme, l’anémie, l’archaïsme de leur parti.

« Il faut sortir des carcans des courants et des écuries présidentielles qui ont ankylosé le PS. » explique Manuel Valls

« L’organisation du PS n’est pas conçue pour produire des idées, mais pour soutenir des stratégies personnelles présidentielles. (Les éléphants) sont protégés par un scrutin proportionnel qui garantit à chaque chef de courant ou de clan une présence politique indépendamment de son poids réel dans le pays et dans le parti » ajoute Gaétan Gorce

« Qu’est-ce qui ne peut plus durer au parti socialiste ? » s’interroge Ségolène Royal. « Les champs clos d’affrontements obscurs, des règlements de compte inutilement brutaux, une violence verbale incompatible avec l’idéal socialiste, parfois de la désinvolture alors que le vote des militants devrait être respecté par tous, des luttes de place et de courants qui étouffent le débat d’idées et qui assèchent les sections ».

François Hollande leur fait écho : « Je connais tous nos défauts : les divisions artificielles, les positionnements de circonstance, les compétitions d’orientations qui ne recouvrent que des allégeances personnelles, les indisciplines, le manque de rigueur. »


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La société des socialistes de Rémi Lefebvre et Frédéric Sawiki

« Il faut avoir le cœur bien accroché pour rester au PS. »

Michel, militant socialiste à Lille

« On n’avait pas besoin de discuter, de débattre parce qu’on avait tous les mêmes idées… Je vois bien dans les réunions maintenant, ils passent leur temps à faire des grands débats intellectuels, y en a qui sont jamais d’accord… »

Une militante ouvriére du PS dans le Pas de Calais

« Y a pas beaucoup de fraternité dans le parti, c’est un milieu très dur. Les amitiés sont jamais durables. Y en a qui vendraient leur mère ».

Un militant de Villeneuve-d’Ascq


Dans « La société des socialistes : le PS aujourd’hui », Rémi Lefebvre et Frédéric Sawiki dressent, à coups de statistiques, de rappels historiques et d’une enquête de terrain, décrivent un parti recroquevillé sur lui même et de plus en plus homogène socialement.

S’il a, sur les vingt-cinq dernières années, gouverné le pays pendant quinze ans, il est, parmi les partis sociaux-démocrates européens, l’un des plus faibles en termes de scores électoraux (27,8 % en moyenne au premier tour des législatives entre 1981 et 2005).

Le socialisme français n’a jamais été complètement « populaire ». Il reste que le PS d’aujourd’hui se caractérise par une fermeture inédite aux groupes sociaux situés en bas voire au milieu de l’échelle sociale. Ses élites (élus, membres du Conseil national et des cabinets ministériels), sont de plus en plus recrutées au sein des classes supérieures et, en large majorité, dans la fonction publique. Ce constat vaut aussi pour les militants qui s’embourgeoisent, avec un très faible recrutement au sein des classes populaires (5 %), des salariés précaires (4 %) et des chômeurs (3 %). 59 % des adhérents appartiennent au secteur public.

Si les militants d’origine populaire se font rares, c’est un effet, selon les deux chercheurs, de la généralisation, au sein du PS, d’une « culture du débat » qui valorise la réflexion collective et la libre expression des militants. Les pratiques les plus ordinaires du militantisme (tractage) sont ainsi dévalorisées au profit d’une « intellectualisation » du militantisme.

Si le flux de nouveaux adhérents (il semble d’ailleurs que de nombreux rsponsables scialistes aient renoncé à les conserver dans leurs rangs, quand ils ne les dissuadent pas de confirmer leur adhésion) contribue a rajeunir un parti dont l’âge moyen de l’adhérent tournait, en 2000 , autour de 55 ans (et dont seuls 14 % avaient moins de 40 ans), il n’inverse pas les tendances sociologiques : les nouveaux adhérents sont très majoritairement issus des classes moyennes et moyennes supérieures, très diplômées, citadines.

Le PS a aussi beaucoup de difficultés à faire de la place aux candidats issus de l’immigration.

R. Lefebvre et F. Sawicki décrivent aussi un « univers hobbesien » où l’on « ne s’aime pas, ou peu » et où « rapporter les prises de positions des militants aux positions dans l’espace partisan relève d’un quasi-réflexe ».

Certes, rappellent Rémi Lefebvre et Frédéric Sawiki, le cynisme en politique ne date pas d’aujourd’hui, mais la nouveauté est que la concurrence touche toute la communauté militante, du sommet jusqu’à la base, et que la « lutte pour les places », contrairement à d’autres milieux militants, y est peu déniée.

Les deux chercheurs dressent un tableau clinique d’une certaine forme de « malheur militant » : « on ne s’y retrouve pas », « il n’est pas facile de militer ».

La rubrique Culture-médias du site du PS vire à la rubrique nécrologique

La rubrique Culture-médias du site du PS a pris, cét été, des allures de rubrique nécrologique

Le Parti socialiste s’associe à l’hommage unanime et universel rendu à Marcel Marceau qui vient de nous quitter.

Le Parti socialiste apprend avec émotion le décès d’Ingmar Bergman...

Le Parti Socialiste exprime sa grande tristesse à l’annonce du décès de Michel Serrault

Hommage à Oussmane Sembene

Le Parti socialiste salue la mémoire de Jean Claude Brialy

Jean-Claude Brialy, Michel Serrault …

Pas un mot à la mémoire d’Antonioni…

En 2001, les Verts s’étaient mis d’accord pour réaliser un audit participatif

En 2001, les Verts se mirent d’accord pour confier à une équipe extérieure composée de trois universitaires la réalisation d’un audit participatif interne. Celui-ci fut réalisé début 2002 et ses conclusions rendues publiques au lendemain du 21 avril 2002.

La direction des verts avait confié à deux politologues et un économiste la réalisation d’un « audit participatif interne ». L’audit reposait sur un questionnaire adressé a 3000 militants et responsables des Verts. Il etait complété par des entretiens conduits par les trois universitaires.

Cet audit participatif dressait un diagnostic sans concessions sur l’état du Parti écologiste.

Principales conclusions :

- le nombre des adhérents a doublé entre 1997 et 2002, mais s’ils avaient réussi à fidéliser tous les nouveaux venus depuis cinq ans, les Verts seraient aujourd’hui 15 000 et non 10 000. La majorité des adhérents actuels ne l’étaient pas en 1997 : différentes cultures cohabitent, sans synthèse.

- Les Verts n’étaient pas préparés, collectivement, à entrer au gouvernement et à l’Assemblée nationale, estiment les chercheurs. Militants peu professionnels, ils comptent bon nombre de bénévoles  » sur-sollicités  » et mal reconnus.

- Leurs textes réglementaires et statutaires,  » résultat de l’addition de plusieurs strates de modifications  » , ne sont pas adaptés au fonctionnement d’un parti qui a vocation à gouverner.

- Au total, c’est une organisation  » éclatée et faible « , alors même, soulignent les politologues, que la majorité des responsables, cadres, salariés, élus et militants,  » croient dans le potentiel de l’écologie politique  » .


Méthodologie de l’audit participatif interne (API) des Verts

Structure de gestion de l’API

Un groupe de pilotage, dont la composition a été validée par le CE, a été mis en place. Son rôle a été d’accompagner l’ensemble du processus. Les membres du groupe sont trois « experts extérieurs et dix « Verts » (représentants des Verts reflétant largement la diversité interne des Verts en termes de position dans l’organisation (salariés/bénévoles, responsables/adhérents, échelon national/régional, etc.), de sensibilités, de région, d’âge, et de genre) :

Ce groupe de pilotage, de taille volontairement restreinte, s’est réuni assez peu souvent en séance plénière (uniquement lors de certaines étapes-clés de la démarche : 19 novembre 2001, 4 janvier 2002, 26 mars 2002, 2 juillet 2002, 28 août 2002, 8 octobre 2002).

Les trois intervenants externes se sont, en outre, réunis à plusieurs reprises pour la gestion des volets plus techniques du travail.

Une personne-relais a également été désignée au sein des Verts.

Outils concrets de l’API

L’API a tiré profit de sept outils de diagnostic

1/ un dossier d’information fourni par Les Verts ; 2/ une enquête auprès des élus, responsables et salariés ; 3/ des entretiens individuels ; 4/ des débats collectifs en régions ; 5/ une enquête auprès des adhérents ; 6/ l’observation de réunions des Verts ; 7/ les contributions individuelles ou collectives reçues.

Dossier d’information

- Vert-Contact et toutes autres publications envoyées aux adhérents (La Tribune des Verts, etc.) ;
- Comptes-rendus des AG et CNIR ;
- Documents relatifs au personnel ;
- Textes programmatiques ;
- Données financières ;
- Données extraites du fichier des adhérents ;
- Documents des travaux de la commission “ réforme des statuts ”, travaux effectués avant le lancement de l’API, ainsi que quelques résultats issus d’un questionnaire « statuts » envoyé via Vert-Contact en 2001 ;
- Divers documents de précédentes réflexions en matière d’organisation, durant les dernières années (depuis 1996).

Enquête « responsables-élus-salariés »

En décembre 2001 et janvier 2002, un questionnaire d’enquête à prédominante qualitative été envoyé à toutes les personnes qui, au sein des Verts, appartiennent à au moins une des catégories suivantes :

1. Membre du gouvernement. 2. Membre du personnel (adhérent des Verts) d’un cabinet ministériel. 3. Parlementaire européen (des Verts français). 4. Membre du personnel (adhérent des Verts) du groupe des Verts au Parlement européen. 5. Deputé(e) ou sénatrice. 6. Conseiller(e) régional(e). 7. Membre du personnel (adhérent des Verts) dans un groupe des Verts d’un Conseil régional. 8. Membre du CE. 9. Membre du CNIR. 10. Membre du Conseil statutaire. 11. Responsable régional (porte-parole, secrétaire, trésorier(e), autre membre de CAR). 12. Responsable départemental (membre de SE départemental). 13. Membre du personnel du secrétariat national. 14. Responsable d’une commission nationale. 15. Responsable et/ou membre du personnel d’une organisation liée aux Verts (FEDEL, EGEP, CEDIS, Jeunes Verts, Chiche !, ECODIF)

L’ensemble de ces personnes correspond à environ 1100 individus. Quelques questions fermées ont été ajoutées, afin de comparer les réponses à celles de l’enquête adhérents . Un total de 219 questionnaires complétés, envoyés sous forme papier ou électronique, ont été réceptionnés.

Le taux de réponse est donc assez faible, de l’ordre de 20 %. Les données de cette enquête n’en restent pas moins intéressantes, comme l’indiquent les quelques faits et chiffres suivants, relatifs à l’enquête et aux personnes ayant répondu.

Audit participatif

Parti Socialiste : état des lieux (2002)

Parti socialiste et salariat. Un aperçu (1971-2002) – par Maurice Braud

Une dotation publique annuelle de 19,32 millions d’euros

Une informatisation embryonnaire

Le fossé entre le PS et les classes populaires : phénomene récent ou rupture plus profonde ?

La féminisation se poursuit, mais lentement …

Démographie : un parti vieillissant

Faiblesse du recrutement populaire Prédominance des salariés issus du secteur public

Homogénéité culturelle et sociologique des élites socialistes

Notabilisation des élus

Technicisation du discours socialiste Une démocratie interne procédurale et excluante

Du recours aux experts à l’expertisation des dirigeants

Expertise et production d’idées : Comment fonctionnent les Commissions ?

Expertise et production d’idées : Comment sont composées les Commissions ?

Expertise et production d’idées : Comment s’élabore un Projet socialiste ?

Situation confuse du côté de NPS

Côté Nouveau Parti socialiste, la situation est devenue confuse ….

NPS dispose désormais de deux sites …. http://www.nouveau-ps.net/ et http://www.nouveau-ps.org/

Vincent Peillon et David Assouline ont opté pour le .net Hervé Hamon et Henri Emmanuelli pour le .org

Cela me fait penser à la formule de François Mauriac :  » « J’aime tellement l’Allemagne que je préfère qu’il y en ait deux »… »

Congrès PS du Mans : Synthèse, SMS, photocopieuse et « petits papiers »

J’avais deja été frappé, lors du Congrès de Dijon, par l’omniprésence des téléphones portables. Deux ans après, au Mans, le SMS fait désormais partie de la techno-culture socialiste.
Le Monde rapporte que pendant les discours des leaders à la tribune, les militants s’échangeaient des commentaires par SMS : « Hollande très moyen. Fabius un cran au-dessus (…) Sur les moniteurs de télévision qui balisent les couloirs, on aperçoit aussi les « éléphants » affairés à leur portable. Le SMS dresse des argumentaires et fixe la « ligne » des courants. Les préposés à la propagande strauss-kahnienne savent mieux que les autres répandre quelques bons mots  et la bonne parole. Ainsi, ce texto de « synthèse », arrivé à 60 délégués : « Fabius a mangé son chapo. NPS cassé en 2. François face à l’amertume de sa majo. Ségolène n’a pas osé. J. Lang s’est vautré. »La presse s’est largement fait l’echo des « fuites » par SMS qui ont jalonné la fameuse nuit de la synthèse. « La nuit est déjà bien avancée lorsque commence une étrange correspondance. Un premier message SMS, envoyé à 0 h 03, dimanche 20 novembre, par l’intermédiaire du téléphone portable, indique qu’un « groupe de travail se met en place sur les institutions, puis un autre sur les questions sociales ». Depuis une heure et demie, les chefs de courant socialistes sont enfermés à huis clos dans le Palais des congrès du Mans pour tenter de trouver un accord entre eux. (…) Les pourparlers peuvent-ils se conclure rapidement ? Réponse à 0 h 11 : « Je ne crois pas. » Un deuxième correspondant, fabiusien, laisse entendre que les choses ne se déroulent pas comme il l’espère. Pourquoi ? « Relations humaines. Le climat n’est pas bon », dit le correspondant B. Il y a suspension de séance. Par les fenêtres, on aperçoit MM. Hollande, Peillon et Emmanuelli se concerter en aparté dans les couloirs. Arnaud Montebourg se joint à eux. Tous rentrent dans la salle. Les échanges SMS reprennent. A 1 h 30, le correspondant A confie son humeur : « Rien n’est fait pour que nous soyons pour la synthèse. » Un troisième se manifeste, proche de M. Montebourg. « Impasse », écrit le correspondant C. Probabilité d’un accord ? « Zéro. Ça casse. C’est fini », alerte le correspondant B. Deuxième interruption de séance, puis, à nouveau, reprise. M. Montebourg monte lentement les marches qui mènent à la salle. Il est 2 h 29. « Ultime tentative », estime le correspondant C. Y a-t-il une ouverture ? « Cosmétique », répond le même interlocuteur. Alors, c’est terminé ? « Pas sûr », juge le correspondant A. L’échange est interrompu. Les minutes s’écoulent. Soudain, le petit signal sonore tinte. « Synthèse », envoie à 3 h 25 un correspondant D, proche de Dominique Strauss-Kahn. Le correspondant A précise une minute plus tard : « Montebourg ne prend pas part au vote ». ( « Synthèse », signale un SMS à 3 h 25 » Le Monde,  22 Novembre 2005 Par Isabelle Mandraud« ).

Question : de quels outils techniques disposaient les responsables socialistes pour la négociation et la mise au point de la fameuse synthèse ?

Une photocopieuse. En panne, de surcroît.  « Dès 22 heures samedi, au moment où commence la réunion, c’est la tuile : la photocopieuse est en panne. Pas facile de discuter des 11 amendements présentés par NPS pour tenter d’infléchir la motion de la direction hollandaise. Ça bloque un peu sur l’Europe, mais ça passe.
(http://www.lefigaro.fr/politique/20051121.FIG0003.html)

Au cours de la séance nocture de la synthèse, la rédaction des amendements, leur négociation, la réecriture des amendements : tout s’est fait par voie de manuscrits et de photocopies. Non sans confusion.
Des dizaines d’amendements – eux mêmes sous-amendés – grattés sur des bouts de papier. Sans qu’on sache toujours à quel endroit du texte les amendements devaient s’insérer.

Bref : des dizaines de petits papiers à collationner au petit matin. On me rapporte  qu’il a fallu près de deux jours pour «établir» le texte final… Un peu comme on le ferait pour les Manuscrits de la Mer Morte ou les Ecrits intertestamentaires.

Pour le prochain Congrès, le Ps pourrait songer à de doter d’un outil d’aide a la rédaction de synthèse.