La déclaration de principes de l’Internationale Socialiste (1989)

(Adoptée au Congrès de Stockholm, 23 juin 1989)

I. Changement global et perspectives d’avenir

1. Dans le monde entier, l’idéal socialiste s’est emparé de l’imagination des peuples.

C’est à lui qu’on doit le succès de grands mouvements politiques et l’amélioration décisive de la vie des travailleurs ; il a ainsi largement contribué à modeler le 20ème siècle.
Cependant, notre satisfaction justifiée devant la réalisation de beaucoup de nos objectifs ne devrait pas nous empêcher de distinguer clairement les problèmes qui demeurent et les dangers actuels. Nous avons conscience qu’il nous reste des tâches essentielles à accomplir : seule une action commune nous permettra de les mener à bien, car, plus que jamais la survie de l’humanité dépend des efforts conjoints de tous.

2. Ces changements actuels dans les domaines économique, technologique, politique et social, reflètent une profonde transformation du monde. Le défi fondamental auquel nous sommes maintenant confrontés n’est pas de savoir s’il y aura d’autres changements dans les années à venir, mais plutôt qui les contrôlera, et comment ? La réponse socialiste est sans ambiguïté : c’est aux peuples qu’il appartient d’exercer ce contrôle en approfondissant la démocratie dans tous les aspects de la vie politique, sociale et économique. La démocratie politique, pour les socialistes, est le cadre nécessaire et la condition préalable de tous les autres droits et libertés.

3. Tous les peuples du monde devraient être appelés à participer à la transformation de nos sociétés, ouvrant ainsi un nouvel espoir pour l’humanité. L’IS en appelle à tous les hommes et à toutes les femmes engagés en faveur de la paix et du progrès pour qu’ils agissent ensemble afin de transformer cet espoir en réalité.

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La déclaration de principes de 1990

Pour Alain Bergounioux, « la quatrième déclaration du siècle a voulu répondre à une situation nouvelle pour le socialisme français.

L’exercice du pouvoir dans la durée, en effet, a confronté le programme socialiste, établi dans les années 1970, aux réalités de la “ mondialisation ” capitaliste. Les années 1982-1983 ont constitué un tournant en invalidant une politique définie par la seule action de l’Etat national.

Les socialistes ont été amenés à mettre en œuvre pragmatiquement un autre “ équilibre ” politique, combinant une restructuration industrielle, une rigueur monétaire, des mesures sociales. Le congrès de Toulouse, en octobre 1985, fut l’objet d’un premier grand débat pour rendre compte des évolutions intervenues. La proposition de Michel Rocard de reécrire la déclaration de principes de 1971 fut acceptée. La cohabitation de 1986-1988, en donnant la priorité au combat politique, a interrompu cet effort. Le congrès de Lille, de 1987, fut tout entier tourné vers la prochaine élection présidentielle. Le travail proprement dit sur la déclaration fut repris à la fin de l’année 1989 dans la perspective du congrès de Rennes convoqué pour mars 1990.

A la demande de Pierre Mauroy, une commission représentant l’ensemble des contributions déposées pour le congrès de Rennes travailla pendant deux mois.

Un accord put se faire entre les représentants de huit contributions sur neuf. “ Socialisme et République ” de Jean-Pierre Chevènement déposa son propre texte. Le point de clivage portait sur l’Europe : Socialisme et République refusait de mentionner l’existence de la Communauté européenne et mettait l’accent sur “ la Communauté nationale ”. Le texte majoritaire a apporté des modifications importantes tant sur le fond comme dans la forme.

Le Parti se définissait désormais comme “ un parti de transformation sociale ”. Il revendiquait une “ société d’économie mixte qui, sans méconnaître les règles du marché, fournisse à la puissance publique et aux acteurs sociaux les moyens de réaliser des objectifs conformes à l’intérêt général ”.

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Déclaration de principes de 1969

A nouveau, la troisième déclaration de principes dans l’histoire du Parti socialiste a correspondu à la question de l’unité. Emiettée par les conséquences de la guerre d’Algérie et l’installation de la Ve République, la « gauche non communiste » – comme on disait alors mesurant ainsi le poids du Parti communiste – a commencé son regroupement avec l’élection présidentielle de 1965 et la création de la Fédération de la gauche démocrate et socialiste. Le problème de la fusion dans un grand parti socialiste a commencé à se poser en 1967 et a été vraiment à l’ordre du jour au début de l’année 1968. L’échec des élections législatives de juin 1968 n’a pas interrompu le processus mais l’a rendu plus complexe. A la fin de l’année, les organisations qui constituaient l’ancienne FGDS – à l’exception du Parti radical – négocièrent les conditions de la fusion. L’essentiel des affrontements porta sur les modalités du regroupement et la comptabilité des forces. Et l’on sait qu’il fallut attendre deux années avant qu’un accord put se faire. Mais, les délégués de la SFIO, de la Convention des institutions républicaines (CIR), de l’Union des clubs pour le renouveau de la gauche (UCRG), animée par Alain Savary et de l’Union des groupes et clubs socialistes (UGCS), structurée autour de Jean Poperen, ont négocié une charte fondamentale.

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Déclaration de principes de 1946


Le texte de 1946 a été conçu dans un tout autre contexte. Après les épreuves de la guerre où la SFIO a failli disparaître, la nécessité de refonder le parti, en tirant les leçons des années écoulées, non seulement depuis 1940, mais depuis 1917 et la révolution bolchevique, était profondément ressentie par les dirigeants issus de la Résistance. La préparation de la déclaration a été confiée à Léon Blum, revenu de Buchenwald. Après l’examen de conscience du socialisme réalisée dans A l’Echelle Humaine, Léon Blum voulait mener une rénovation idéologique de la SFIO. Tout en étant fidèle au marxisme sur un grand nombre de points – tout particulièrement la condamnation de la propriété capitaliste – il entendait définir avant tout un « socialisme humaniste ». Présentant son projet de texte au congrès d’août 1945, il a défendu « une synthèse entre la dialectique marxiste, que décidément je ne veux pas appeler matérialisme historique, et l’idéalisme jauressien, que j’appelle idéalisme sans aucun scrupule de pensée ».

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La Déclaration de principes de 1905


La déclaration de 1905 a été en fait conçu comme une charte commune détaillant les conditions de l’unité socialiste. Elle reflète donc les débats qui ont traversé les socialistes français dans les années précédentes. La querelle du « ministérialisme », avec l’arrivée d’Alexandre Millerand au ministère du Travail, avait fait voler en éclats la première unité du congrès du Globe et avait opposé le Parti socialiste français de Jean Jaurès et le Parti socialiste de France de Jules Guesde. L’Internationale socialiste, à Amsterdam, en 1904, avait tranché en faveur des thèses guesdistes. Jaurès, après avoir tiré les leçons d’un « bloc des gauches » qui, à cette date, avait réalisé son œuvre, accepta ces conditions pour rendre possible l’unification. La déclaration proclamait donc le caractère révolutionnaire du nouveau parti, défini non comme « un parti de réforme », mais comme « un parti de lutte de classe » – même s’il ne condamnait pas les réformes immédiates… – et refusait toute perspective d’alliance avec d’autres partis, essentiellement le Parti radical.

Une seule phrase suffisait à indiquer le but, « la société collectiviste ou communiste », par la socialisation des moyens de production et d’échange, alors que plusieurs paragraphes tendaient à assurer le contrôle strict du Parti sur ses élus et sur la presse se réclamant du socialisme.

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Un "Monty Python" propose ses services à Obama

L’acteur Britannique John Cleese, l’un des auteurs de la série culte « Monty Python », propose, dans une interview publiée par le Western Daily Press, sa plume à Barack Obama pour écrire des discours s’il remporte les primaires démocrates à la présidentielle américaine. Il estime que son style empreint d’humour, mis au service du sénateur démocrate, pourrait jouer un rôle clé dans la conquête de la Maison Blanche.

John Cleese a déjà fait des incursions dans le domaine de la politique. En 1987, il avait enregistré une vidéo de soutien au troisième parti britannique, le SDP-Alliance libérale, formation de centre-gauche devenue depuis le Parti libéral démocrate.

La déclaration de principes adoptée par la convention nationale du 14 juin 2008

Le Parti socialiste plonge ses racines dans la tradition de l’humanisme et dans la philosophie des Lumières. Il fait siennes les valeurs de Liberté, d’Egalité, de Fraternité, proclamées par la Révolution Française. Il est né de la rencontre entre une pensée critique, riche et diverse, et l’action du mouvement ouvrier qui, pendant deux siècles, ont porté une contestation de l’organisation sociale façonnée par le capitalisme et ont défendu le projet d’une société solidaire dont tous les membres jouissent des mêmes libertés et des mêmes droits. Il revendique le souvenir de 1848, avec l’abolition de l’esclavage, de la Commune, l’héritage de la République, de son œuvre démocratique, et de son combat pour la laïcité, les grandes conquêtes sociales du Front Populaire, de la Libération, de mai 68, de mai 81 et des gouvernements de gauche qui se sont succédé depuis. Il participe des grandes batailles politiques et intellectuelles pour la liberté et la justice, de l’Affaire Dreyfus à l’abolition de la peine de mort. Il fait sienne la Déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1948.

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L’ANPE cherche des poux à ANPSEDIC

L’auteur d’ANPSEDIC vient de recevoir une mise en demeure de changer le nom de son logiciel car il serait trop « proche » de ANPE et ASSEDIC qui sont des marques déposées.

ANPSEDIC est un logiciel qui sert à gérer les candidatures envoyées en réponse à des offres d’emploi. Un logiciel gratuit. Et efficace, à en croire les revues de produits disponibles en ligne.

L’ANPE connait bien ce logiciel : elle l’avait présenté dans le bulletin interne qu’elle adresse à ses conseillers. Bon nombre d’entre eux recommandaient ce logiciel aux chercheurs d’emploi. Le listing des candidatures et des lettres de motivation extrait d’ANPSEDIC suffisait bien souvent à justifier d’une recherche d’emploi active.

Revirement

Pourquoi ce revirement de la part de l’ANPE ?

Au moment où la fusion de l’ANPE et de l’UNEDIC (c’est à dire les Assedic) entre dans une phase active, les juristes à l’ANPE se sont émus d’un « risque de confusion dans l’esprit du public. »

Confusion ? Peut être. Encore que …. Le site ANPSEDIC mentionne explicitement que « le logiciel n’a aucun rapport ou affiliation avec l’ANPE et l’ASSEDIC ».

Préjudice ? Cela reste à voir. Ce logiciel est diablement utile aux demandeurs d’emploi. Il prolonge, en un sens, la mission de service public de l’ANPE. Il est toujours choquant de voir de puissantes institutions publiques s’en prendre à des individus ou des collectifs qui, de maniére désintéressée, conribuent au lien social et prennent en charge une parcelle d’interet général.

Dans le même ordre d’idée, j’avais jugé « inesthétique » la plainte de la Ville de Paris, en janvier 2006 contre l’association Paris Sans Fil sous prétexte qu’elle portait atteinte aux droits de la ville de Paris sur son nom. Assigner en justice association à but non lucratif qui souhaite aider les parisiens à accéder plus facilement et gratuitement à Internet ? C’était franchement inesthetique.

Laurent Guerby commente ici les aspects juridiques de la mise en demeure adressée par l’ANPE à ANPSEDIC.

Il était temps de s’en préoccuper.

Revenons à l’ANPE et à l’UNEDIC et à leur fusion. Celle-ci devrait être effective début 2009. Son principe a été adopté par le Parlement en décembre 2007, à l’issue d’une procédure d’urgence.

Christine Lagarde, ministre de l’Economie et le l’Emploi a lancé, le 25 mars dernier, une mission de réflexion sur sur l’offre de services du futur opérateur de service public de l’emploi, issu de la fusion de l’ANPE et de l’Unedic : types de services, implantation géographique, politique de recours au privé, systèmes d’information.

Quels services ? Quelle organisation ? Quels outils ? Il était effectivement temps de s’en préoccuper.

Avec 40 000 agents, 1 700 points d’implantation, des millions de clients, la refonte du système d’information constitue pourtant une condition-clé pour la réussite de cette fusion.

L’Inspection générale des affaires sociales (Igas) consacrait d’ailleurs un chapitre entier du rapport sur la fusion ANPE-UNEDIC à l’informatique de la future entité : organisation et gouvenance du système d’information, organisation des relations avec les métiers, organisation de la fonction assistance aux utilisateurs, patrimoine applicatif et référentiel, linfrastructures et projets en cours .

558 millions d’euros

Les budgets informatiques cumulés de l’ANPE et de l’Unedic représentaient tout de même plus de 558 millions d’euros en 2007. Les infrastructures des deux entités sont pour l’instant distinctes (Bull GCOS8 et IBM MVS), mais les deux réseaux doivent être connectés dès ce mois et un plan de convergence est actuellement en cours avec pour horizon 2012. L’évolution du système d’information entraine par ailleurs dix sous-projets.

La Cour des Comptes avait critiqué dans son rapport l’abandon par l’ANPE de son projet Géode (plus de 100 millions d’euros dépensés en pure perte). Du fait justement de sa future fusion avec l’Unedic.

Rappelons que la fusion ANPE-UNEDIC est à l’ordre du jour depuis 1987. A défaut de fusion, on s’etait replié sur un rapprochement. Celui-ci avait tourné court, notamment en raison de la quasi-impossibilité de faire communiquer leurs systèmes d’informations.

Bref. Avec un bilan informatique aussi déplorable, l’ANPE est-elle vraiment légitime à chercher des poux au désintéressé et efficace développeur de ANPSEDIC ?


Rapport du groupe de travail DGEFP/Unedic/ANPE/CGEFIrelatif àla préparation de la fusion de l’ANPE et du réseau de l’Assurance chômage

Aladin versus Geode ou la politique de l’emploi prise en otage

Grâce à Nicolas Sarkozy, Dailymotion devient la première plateforme française de partage de vidéo

Dailymotion devient la première plateforme française de partage de vidéo.

10,22 millions de visites pour le mois de février, c’est un record pour Dailymotion. Cela lui permet d’entrer pour la première fois depuis sa création dans le top 10 des sites les plus visités en France, établi par Médiamétrie.

C’est aussi la première fois qu’un portail français entre dans la tête du classement.

Grâce à cette hausse de la fréquentation, Dailymotion devient la première plateforme de partage vidéo en France. A la 8ème place du classement, devançant YouTube, à la 12ème place. Une montée fulgurante puisque la plateforme était il y a cinq mois de cela à la 58ème position.

Nicolas Sarkozy n’est pas étranger aux excellents résultats de la plateforme. Le « casse-toi, pauvre con », le dialogue avec les pêcheurs du Guilvinec, les vidéos qu’il inspire, comme celle d’Anne Roumanoff (2,7 millions de vues) engendrent réguliérement ds pics d’audience.

Pour le trimestre prochain, l’entrée au gouvernement de Nadine Morano est interprétée par les analystes comme une bonne nouvelle. « Les vidéos de la secrétaire d’Etat chargée de la famille, trés populaires, constituent un relais de croissance pour DailyMotion ».

Mise à jour  (11 octobre 2010) : En trois jours, la  vidéo du lapsus de Rachida Dati  a été vue 2,5 millions de fois sur les seuls sites diffusant le document hébergé par Dailymotion. Ce dernier a vendu pour plus de 20.000 euros net de publicité sur la vidéo (sans compter les revenus générés par le trafic). »

McCain-Churchill

Selon une enquête aupres de 3.000 élèves britanniques, pres d’un quart d’entre eux pensent que Churchill est un personnage de fiction.

Churchill avait écrit que « l’histoire est écrite par les vainqueurs ». . Possible. Il n’en reste pas moins que c’est l’existence réelle de l’inflexible Premier Ministre au cigare et au V comme Victoire, qui est mise en doute par certains de ses compatriotes : pas celle d’Hitler.

Une proportion équivalente d’américains penseraient que FDR et Lincoln n’auraient pas existé.

McCain ne rate pas une occasion de se référer à Reagan, mais aussi de plus en plus souvent à Churchill. Images d’archive à l’appui.
Comme dans cette vidéo : Man In the Arena