Les Simpsons parodient John McCain


McBain est un personnage récurrent des Simpsons.
Caricature de «action hero», McBain est un hybride de Arnold Schwarzenegger (la carrure et l’accent), de Bruce Willis (McBain rime avec McClane, le héros de Die Hard) et du Clint Eastwood de Dirty Harry.

La tentation était forte de rapprocher McBain et McCain. C’est chose faite. Cette vidéo remixe habilement la bande-son d’un spot de campagne du candidat républicain.

West Wing Saison 8 : Martin Sheen soutient Barack Obama


Martin Sheen, le Président Bartlet de West Wing, a saisi l’opportunité de son passage « The Graham Norton Show » pour annonce son soutien à Obama.

S’il regrette que la confrontation entre les deux candidats démocrates soit aussi dure, il a confirmé être un supporter d’Obama. « Mais vous ne devez pas le révèler encore. Je dois faire attention, pour quelques temps encore, car Bill Clinton a aimé West Wing et il continue de m’appeler « Mon président »… Je continue de penser que les Démocrates l’emporteront. Quelque soit leur candidat, le pays est prêt pour un changement. »

L’engagement de Martin Sheen n’est pas vraiment une surprise.
Peu de temps aprés l’interrutpion de West Wing par NBC, Martin Sheen avait été approché par des responsables démocrates de l’Ohio (dont Sheen est originaire) pour une candidature au Sénat. Opposant de longue date au nucléaire, hostile à la Guerre en Irak, infatigable militant des droits civiques et de la défense des minorités), Martin Sheen n’avait cependant pas donné suite : « Je ne suis pas qualifié … Vous confondez célébrité et crédibilité».

Dans un premier temps, en décembre 2007, Martin Sheen avait apporté son soutien au Gouverneur du Nouveau Mexique Bill Richardson. Celui-ci, aprés s’être retiré de la course s’est rallié à Barack Obama.

Deux oublis malheureux dans la nouvelle déclaration de principes du PS : la société de la connaissance et les biens communs informationnels


L’aggiornamento du Parti socialiste s’avère malheureusement incomplet dans la prise en compte d’un aspect essentiel de la modernité : l’essor des technologies numériques
– les possibilité que ces technologies ouvrent en matière d’accès à la culture et de circulation des savoirs
– les capacités que ces technologies confèrent aux collectifs et aux personnes pour agir sur leur vie et sur la société

3. La Déclaration de principes 2008 passe à côté de la nouveauté radicale que constitue l’émergence de biens communs informationnels : la production coopérative de connaissances, de logiciels et de biens culturels fondée sur la libre collaboration, la production par les pairs et le partage peut s’avérer aussi efficace que les modèles de production marchand (entreprises) ou publics (services publics).

La Déclaration de principe reste enfermée dans une dialectique marché vs secteur public (rebaptisé Etat social). Les biens communs ne rélèvent  ni de la sphère publique (même si l’état peut encourager leur développement, créer un cadre protecteur, même si ses agents peuvent y contribuer), ni de l’initiative privée (même si celle-ci peut en tirer parti et en bénéficier).

 

Encore un effort pour que la nouvelle déclaration de principes du PS prenne vraiment en compte, sans ambiguïté, les enjeux de la crise écologique

Communiqué du pôle écologique du PS
Lundi 21 avril 2008

Le pôle écologique du PS se félicite des avancées que comporte la version de la déclaration de principes du PS diffusée ce jour en comparaison de la version initiale. Il salue le travail accompli en ce sens par Alain Bergounioux.

Le pôle note en effet la prise en compte de la planète au rang des finalités fondamentales des socialistes, l’apparition du principe de précaution dans l’article consacré au progrès, et la mise en avant d’un modèle de développement durable parmi les objectifs des socialistes. La sensibilité aux questions écologiques se manifeste dans un nombre important d’articles de ce projet de déclaration de principes.

Mais il subsiste quelques ambiguités majeures :
– tant pour ce qui concerne la définition du progrès, la question de la croissance, de sa mesure et de sa conciliation avec les impératifs écologiques…
– que pour ce qui a trait au rapport des socialistes aux « avancées technologiques ».
Un effort collectif reste à accomplir pour remettre à leur place ce qui, aux yeux d’un nombre croissant de nos concitoyens, relève du domaine des « utopies technologiques » pour tourner plus et mieux nos ambitions collectives vers la soutenabilité du développement des sociétés humaines et l’impérieuse nécessité de réparer la planète.

Enfin, le pôle écologique remarque qu’il manque dans ce projet une évocation claire de la crise écologique et climatique et des menaces qu’elle représente sur le devenir des sociétés humaines, évocation qui devrait déboucher sur l’expression de la volonté d’une gestion mondiale concertée des biens publics mondiaux (air, eau, océans, sols, bio diversité végétale et animale, …).

A l’occasion du débat qui va s’ouvrir dans les sections et les fédérations en perspective de la convention nationale du 14 juin, le pôle écologique suggérera à ses amis, dans le respect total des statuts du PS, plusieurs amendements de clarification.

Projet 2008 de déclaration de principes


Préambule

Le Parti socialiste plonge ses racines dans la tradition de l’humanisme et dans la philosophie des Lumières. Il fait siennes les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité, proclamées par la Révolution Française. Il est né de la rencontre entre une pensée critique, riche et diverse, et l’action du mouvement ouvrier qui, pendant deux siècles, ont porté une contestation de l’organisation sociale façonnée par le capitalisme et ont défendu le projet d’une société solidaire dont tous les membres jouissent des mêmes libertés et des mêmes droits. Il revendique le souvenir de la Commune, l’héritage de la République et de son œuvre démocratique, des grandes conquêtes sociales du Front Populaire, de la Libération, de mai 1981 et des gouvernements de gauche qui se sont succédés. Il participe des grands combats politiques et intellectuels pour la liberté de l’homme, de l’Affaire Dreyfus à l’abolition de la peine de mort.

Ces ambitions sont plus que jamais d’actualité. Pour les socialistes, l’être humain est un être doué de raison, libre, un être social qui grandit de sa relation aux autres, ouvert à toutes les potentialités. C’est pour cela, que les conditions dans lesquelles il vit sont essentielles. Bâtir un monde nouveau et meilleur, obéissant à la dignité de l’homme et assurant la sauvegarde de la planète, est la tâche première des socialistes, celle qui motive un engagement renouvelé pour le progrès au fil des générations, par-delà les moyens mis en œuvre, qui, eux, se formulent différemment dans le temps selon les enjeux et les problèmes.

Le socialisme démocratique veut être une explication du monde, une pédagogie de l’action, un avenir pour l’humanité. Sa nature est « d’aller à l’idéal et de comprendre le réel », d’inventer le futur et de travailler dans le présent, d’assumer les tensions et les contradictions qui en résultent et font la vie humaine.

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La déclaration de principes de l’Internationale Socialiste (1989)

(Adoptée au Congrès de Stockholm, 23 juin 1989)

I. Changement global et perspectives d’avenir

1. Dans le monde entier, l’idéal socialiste s’est emparé de l’imagination des peuples.

C’est à lui qu’on doit le succès de grands mouvements politiques et l’amélioration décisive de la vie des travailleurs ; il a ainsi largement contribué à modeler le 20ème siècle.
Cependant, notre satisfaction justifiée devant la réalisation de beaucoup de nos objectifs ne devrait pas nous empêcher de distinguer clairement les problèmes qui demeurent et les dangers actuels. Nous avons conscience qu’il nous reste des tâches essentielles à accomplir : seule une action commune nous permettra de les mener à bien, car, plus que jamais la survie de l’humanité dépend des efforts conjoints de tous.

2. Ces changements actuels dans les domaines économique, technologique, politique et social, reflètent une profonde transformation du monde. Le défi fondamental auquel nous sommes maintenant confrontés n’est pas de savoir s’il y aura d’autres changements dans les années à venir, mais plutôt qui les contrôlera, et comment ? La réponse socialiste est sans ambiguïté : c’est aux peuples qu’il appartient d’exercer ce contrôle en approfondissant la démocratie dans tous les aspects de la vie politique, sociale et économique. La démocratie politique, pour les socialistes, est le cadre nécessaire et la condition préalable de tous les autres droits et libertés.

3. Tous les peuples du monde devraient être appelés à participer à la transformation de nos sociétés, ouvrant ainsi un nouvel espoir pour l’humanité. L’IS en appelle à tous les hommes et à toutes les femmes engagés en faveur de la paix et du progrès pour qu’ils agissent ensemble afin de transformer cet espoir en réalité.

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La déclaration de principes de 1990

Pour Alain Bergounioux, « la quatrième déclaration du siècle a voulu répondre à une situation nouvelle pour le socialisme français.

L’exercice du pouvoir dans la durée, en effet, a confronté le programme socialiste, établi dans les années 1970, aux réalités de la “ mondialisation ” capitaliste. Les années 1982-1983 ont constitué un tournant en invalidant une politique définie par la seule action de l’Etat national.

Les socialistes ont été amenés à mettre en œuvre pragmatiquement un autre “ équilibre ” politique, combinant une restructuration industrielle, une rigueur monétaire, des mesures sociales. Le congrès de Toulouse, en octobre 1985, fut l’objet d’un premier grand débat pour rendre compte des évolutions intervenues. La proposition de Michel Rocard de reécrire la déclaration de principes de 1971 fut acceptée. La cohabitation de 1986-1988, en donnant la priorité au combat politique, a interrompu cet effort. Le congrès de Lille, de 1987, fut tout entier tourné vers la prochaine élection présidentielle. Le travail proprement dit sur la déclaration fut repris à la fin de l’année 1989 dans la perspective du congrès de Rennes convoqué pour mars 1990.

A la demande de Pierre Mauroy, une commission représentant l’ensemble des contributions déposées pour le congrès de Rennes travailla pendant deux mois.

Un accord put se faire entre les représentants de huit contributions sur neuf. “ Socialisme et République ” de Jean-Pierre Chevènement déposa son propre texte. Le point de clivage portait sur l’Europe : Socialisme et République refusait de mentionner l’existence de la Communauté européenne et mettait l’accent sur “ la Communauté nationale ”. Le texte majoritaire a apporté des modifications importantes tant sur le fond comme dans la forme.

Le Parti se définissait désormais comme “ un parti de transformation sociale ”. Il revendiquait une “ société d’économie mixte qui, sans méconnaître les règles du marché, fournisse à la puissance publique et aux acteurs sociaux les moyens de réaliser des objectifs conformes à l’intérêt général ”.

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Déclaration de principes de 1969

A nouveau, la troisième déclaration de principes dans l’histoire du Parti socialiste a correspondu à la question de l’unité. Emiettée par les conséquences de la guerre d’Algérie et l’installation de la Ve République, la « gauche non communiste » – comme on disait alors mesurant ainsi le poids du Parti communiste – a commencé son regroupement avec l’élection présidentielle de 1965 et la création de la Fédération de la gauche démocrate et socialiste. Le problème de la fusion dans un grand parti socialiste a commencé à se poser en 1967 et a été vraiment à l’ordre du jour au début de l’année 1968. L’échec des élections législatives de juin 1968 n’a pas interrompu le processus mais l’a rendu plus complexe. A la fin de l’année, les organisations qui constituaient l’ancienne FGDS – à l’exception du Parti radical – négocièrent les conditions de la fusion. L’essentiel des affrontements porta sur les modalités du regroupement et la comptabilité des forces. Et l’on sait qu’il fallut attendre deux années avant qu’un accord put se faire. Mais, les délégués de la SFIO, de la Convention des institutions républicaines (CIR), de l’Union des clubs pour le renouveau de la gauche (UCRG), animée par Alain Savary et de l’Union des groupes et clubs socialistes (UGCS), structurée autour de Jean Poperen, ont négocié une charte fondamentale.

La suite sur le site de l’OURS

Déclaration de principes de 1946


Le texte de 1946 a été conçu dans un tout autre contexte. Après les épreuves de la guerre où la SFIO a failli disparaître, la nécessité de refonder le parti, en tirant les leçons des années écoulées, non seulement depuis 1940, mais depuis 1917 et la révolution bolchevique, était profondément ressentie par les dirigeants issus de la Résistance. La préparation de la déclaration a été confiée à Léon Blum, revenu de Buchenwald. Après l’examen de conscience du socialisme réalisée dans A l’Echelle Humaine, Léon Blum voulait mener une rénovation idéologique de la SFIO. Tout en étant fidèle au marxisme sur un grand nombre de points – tout particulièrement la condamnation de la propriété capitaliste – il entendait définir avant tout un « socialisme humaniste ». Présentant son projet de texte au congrès d’août 1945, il a défendu « une synthèse entre la dialectique marxiste, que décidément je ne veux pas appeler matérialisme historique, et l’idéalisme jauressien, que j’appelle idéalisme sans aucun scrupule de pensée ».

La suite sur le site de l’office universitaire de recherche socialiste (OURS)