Le temps de Google n’est pas celui des bibliothèques

Google vs BNF  : un conflit de temporalités.

Les bibliothèques s’inscrivent dans la longue durée : elles ont le temps pour elles. Elles numérisent à leur rythme : lent. Un rythme de bibliothèques.

Google est pressé. Pressé d’étendre son emprise à la sphère des livres. Il prend de vitesse les bibliothèques, qui numérisent à leur rythme. Et ses concurrents : Microsoft, qui s’était posé un moment comme alternative à Google et comme « partenaire » des bibliothèques,  a lâché prise. Lire la suite

Grand emprunt : Trois milliards pour l’éducation

Le Time  se demandait récemment, en une, comment sortir l’école du XXe siècle et former les élèves du siècle présent.

L’Inspection générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche a essayé de faire le point sur la  contribution des nouvelles technologies à la modernisation du système éducatif.

Voici ses conclusions :
2. L’absence d’objectifs clairement définis et d’une politique nationale cohérente visant à les mettre en oeuvre empêche d’évaluer les résultats obtenus

« La plupart des personnes qui s’intéressent à la mise en oeuvre de ces technologies partagent l’idée que les TICE auraient le potentiel d’améliorer sensiblement la performance du système scolaire, pour peu qu’elles soient bien utilisées.   (…)
Lire la suite

Politiques numériques : Who’s in charge

Le feuilleton sur la question du pilotage gouvernemental des politiques numeriques, a connu ce matin, un petit rebondissement

A partir du rapport « Dix ans après, la régulation à l’ère numérique », le Sénateur Bruno Retailleau a posé hier une question écrite au Gouvernement sur l’opportunité de créér un un Commissariat au numérique.

« La dispersion des actions gouvernementales entre de trop nombreux ministères, autorités et comités nuit gravement à la prise de décision et à l’efficacité de l’action publique alors que d’importants arbitrages politiques sont à venir, à la fois aux plans international, européen et national, s’agissant de la gestion du spectre hertzien et de l’optimisation du dividende numérique -fréquences libérées par le passage du mode analogique au mode numérique pour la diffusion hertzienne de la télévision-, de la convergence entre contenus et réseaux… C’est pourquoi M. Bruno Retailleau souhaite savoir si le Gouvernement compte doter la France d’un pilotage politique fort, qui ait une vision globale des enjeux et une autorité suffisante pour donner le cap, en ce domaine stratégique qu’est le numérique, par exemple en créant un Commissariat au numérique, pôle d’expertise et d’initiative, rattaché au Premier Ministre et ayant l’autorité sur plusieurs services ministériels pour créer entre eux une synergie dynamique et sortir des logiques ministérielles antagonistes. »

C’est le secrétaire d’état chargé des entreprises et du commerce extérieur, Hervé Novelli, qui était de mission, hier matin, pour répondre à la question du Sénateur.

« Face à cette dispersion de l’action publique, l’idée d’un commissariat unique paraît donc séduisante d’autant que les questions en suspens sont diverses et d’importance -je pense notamment à celles de la TNT, du dividende numérique, du très haut débit avec le déploiement de la fibre jusque dans les logements ou encore de l’administration électronique. Pour autant, une multiplicité de l’action publique reste inévitable, et même souhaitable. Ainsi, la direction générale de la modernisation de l’État a la charge de coordonner le développement de l’administration électronique. Mais que chaque ministère prenne des initiatives pour moderniser ses services et rapprocher l’État des entreprises et des citoyens est une bonne chose ! Ensuite, affirmer qu’il n’existe pas de pilotage politique en matière de numérique est exagéré : le Premier ministre assure la cohérence de l’action publique à travers le comité interministériel pour la société de l’information. La dispersion de l’action publique ne nuit pas à l’efficacité. Nos performances le prouvent en matière de haut débit et de très haut débit -nous sommes parmi les premiers au niveau européen- et d’administration électronique, avec notamment le succès de la télédéclaration d’impôt. Certes, des progrès restent à faire en matière d’investissement des entreprises dans les technologies de l’information et d’équipement des ménages en informatique. Un commissariat unique permettra-t-il de mieux relever ces défis ? Cela n’est pas certain d’autant que sa création, si elle ne s’accompagne pas de la suppression des organismes existants, conduira une complexité accrue… Malheureusement, les tentatives de création de guichet unique se soldent pour la plupart par un empilement des structures.De plus, en créant un commissariat unique, nous prendrions le risque de casser les synergies existantes, matérialisées par la création du service des technologies et de la société de l’information au sein de la direction générale des entreprises en 1998, entre développement de l’administration électronique et réforme de l’État, action de réglementation et de régulation des marchés et soutien à la recherche et au développement. »

Bref : Hervé Novelli a entrepris de justifier l’immobilisme, allant jusqu’a théoriser la dispersion (« La dispersion de l’action publique ne nuit pas à l’efficacité »).

Rapport de Bruno Retailleau : Dix ans après, la régulation à l’ère numérique

Un  » pilote politique » pour les technologies numeriques ?

« Je confierai à un membre du gouvernement la mission de prospective, de pilotage et de coordination de la politique de l’internet et du numérique. Chef de file, il disposera des moyens politiques et financiers nécessaires à sa mission et représentera la France dans les négociations européennes et internationales sur le sujet. »

Nicolas Sarkozy avait envisagé, au lendemain de son élection, la création d’un grand « ministere de l’intelligence » qui aurait regroupé l’education, la recherche, les Universités, la culture et le numérique. Un projet vité abandonné devant la levée de boucliers des milieux culturels, attachés à l’existence d’un Ministére de la Culture de plein exercice.

Il aurait été question, cet été, d’attribuer à Laurent Wauquiez, porte-pariole du gouvernement, un secrétariat d’état aux technologies numeriques. Puis plus rien.

Cette perspective d’un « pilote politique » pour les technologies numeriques (secrétariat d’état aux technologies numériques ou Haut Commissaire) est elle enterrée pour autant ?

Je ne le pense pas.

Selon moi, si Nicolas Sarkozy n’a pas encore pourvu ce poste, c’est qu’il risque d’en avoir besoin lors du remaniement annoncé.

Je vois, ici, deux scénarios

- Scénario d’ouverture : Le portefeuille des technologies numériques est confié à une nouvelle personnalité d’ouverture.

- Scénario du lot de consolation : le portefeuille des technologies numeriques permet de recaser un ministre que Sarkozy souhaite conserver au gouvernement…

Ce pourrait être Valerie Pécresse, si celle ci devait être débarquée du ministére de la recherche et a l’université pour faire la place à … Claude Allègre


En attendant, Valérie Pécresse, a obtenu que lui soit attribuée une compétence interministérielle dans le domaine des technologies de l’information ( comme c’était le cas des ministres de la recherche dans les gouvernements Raffarin … )

Elle vient, d’ailleurs d’exposer son « projet numérique » dans les Echos.

Des propos assez convenus et des objectifs plutot vagues …

« La révolution numérique transforme déjà en profondeur notre société. Mais pour que nul n’en soit exclu, d’ici à 2012, un seul objectif : Internet dans chaque foyer ».

Libérer les données publiques…

Extrait du Rapport Rocard « République 2.0 : Vers une société de la connaissance ouverte »

Les administrations collectent et détiennent des données sur tous les aspects de la vie sociale, économique, culturelle et des territoires. Ces données constituent un bien public. Ce sont des ressources pour l’ensemble des secteurs économiques. Elles permettent de développer des activités et même des marchés, comme celui, par exemple, des données géolocalisées.

Le débat sur la valorisation de ce patrimoine est récurrent. Faut-il privilégier une rentabilisation monétaire, par la vente de ces informations (comme nous y invite le rapport récent sur l’économie de l’immatériel) ou valoriser ces gisements de données en permettant à tous (particuliers, associations, entreprises) d’en tirer parti, et de les exploiter, commercialement ou non ?

Le gouvernement Jospin, en 1997, a tranché partiellement ce débat en prescrivant la mise en ligne gratuite des « données publiques essentielles », donnant un coup d’arrêt à la commercialisation des données publiques. Il clarifiait ainsi des situations confuses, comme la concession à un diffuseur privé des banques de données juridiques. Depuis 1997, les administrations ont pris l’habitude de diffuser des volumes considérables de textes, de données statistiques et de rapports, réalisant au passage de considérables économies sur les budgets de publication imprimée.

Cette doctrine laissait cependant de côté les grands établissements publics qui gèrent de coûteuses infrastructures, comme l’Institut Géographique National (IGN) ou Météo France. La transposition de la directive sur la réutilisation des informations du secteur public  aggrave cette situation. Soumis à l’obligation de dégager des ressources propres, (parfois jusqu’à 50% de leur budget), ces établissements pratiquent des tarifs souvent élevés, vis à vis des utilisateurs comme des diffuseurs.

Cette logique conduit à des situations aberrantes. Ainsi, récemment, l’IGN (dont la compétence n’est pas ici en cause), soucieux de contrecarrer les services GoogleMaps et GoogleEarth de Google, a ouvert un portail (Géoportail) de cartographie numérique et d’images satellitaires de la France. Contraint de générer des ressources propres, il en a verrouillé les fonctionnalités et a déformé volontairement certaines images pour empêcher de copier les cartes, de les réutiliser ou de les rediffuser.

Ces pratiques tarifaires et malthusiennes brident le développement de nouveaux services par des tiers et l’émergence de nouveaux acteurs. Elles ouvrent un avantage concurrentiel aux projets étrangers (privés ou publics) tels que GoogleMaps. Elles brident aussi la recherche. Faute de disponibilité simple des données de l’INSEE et du Ministère de l’emploi, les chercheurs en économie français travaillent sur les données américaines (le Census Bureau diffuse tout sur Internet) et… en savent plus sur les mécanismes économiques américains que sur ce qui se passe en France !

L’expérience récente et l’observation de ce qui se passe à l’étranger plaident pour une approche “ouverte” des données publiques, qui laisse l’innovation s’exprimer à partir de ces données mises en accès libre.

Recommandation : Rendre les données publiques accessibles à tous :

  • Élaborer des licences définissant clairement les droits des utilisateurs, notamment sur la réutilisation des données publiques. Y compris à des fins commerciales.
  • Financer correctement le fonctionnement des Etablissements publics en charge d’infrastructures informationnelles  (comme l’IGN ou Météo France)
  • Permettre la libre réutilisation de la base de connaissances du portail Service-public.fr par tout service, public ou privé, pour diffuser une information cohérente et à jour.

Développer l’économie numérique

Réponses aux questions de Net-Politique
Lien hypertexte : http://blog.netpolitique.net/index….

Pendant la campagne présidentielle de 2007, NetPolitique a posé cinq questions portant sur les enjeux numériques.

L’essor de l’économie numérique est entravé, en France, par l’insuffisance des liens entre la recherche publique de pointe, parfois très performante, et les acteurs économiques. Quelles actions préconisez-vous pour remédier à cette faiblesse ?


Nous sommes à l’aube de profondes mutations de l’internet avec le Web 2.0, l’internet mobile ou encore les nouvelles générations de services de géolocalisation. A l’horizon se profile, par exemple, un « Internet des objets ».

Ces transformations s’accompagneront de nouvelles vagues d’applications et de nouveaux services d’intermédiation de ces échanges.

La France et l’Europe ne peuvent pas se permettre de manquer les prochains rendez vous technologiques.

Le Pacte Présidentiel prévoit d’investir massivement dans l’innovation et la recherche : augmenter pendant le quinquennat du budget de la recherche et des crédits publics pour l’innovation de 10% par an (le budget public de recherche-développement a diminué de 1 à 0,8% du PIB entre 2002 et 2005). Sur les 65 milliards d’aides aux entreprises, seuls 5 % sont orientés vers la recherche-développement : cette part sera portée à 15%.

Ségolène Royal s’est exprimée à de nombreuses reprises sur la réconciliation de la recherche publique avec l’entreprise.

« La recherche française, tout le monde en convient, souffre de l’empilement et de la démultiplication des structures : 21 organismes, 85 universités, 250 écoles professionnelles… Je voudrais donc simplifier notre système de recherche, lui donner plus de cohérence et de réactivité. (…) L’innovation se nourrit de l’enseignement supérieur et la recherche. Plus l’entreprise, et notamment les PME, collaboreront étroitement avec les laboratoires publics, meilleure sera leur compétitivité. Notre politique visera à irriguer les secteurs traditionnels pour les moderniser, à favoriser la création de centres de recherche dans les grands groupes, à inciter les entreprises à employer des docteurs, à inciter les secteurs qui ne réalisent qu’un trop faible effort d’investissement en recherche. » (Strasbourg, le 23 février 2007)

Lire la suite

Gouvernance de l’Internet

Réponses aux questions de Net-Politique

http://blog.netpolitique.net/index….

Pendant la campagne présidentielle de 2007, NetPolitique a posé cinq questions portant sur les enjeux numériques.

Alors que la France est sur le point d’exercer la Présidence de l’Union Européenne, quelles actions internationales mènerez-vous pour que les infrastructures critiques de l’Internet (et bientôt de l’Internet des objets) ne soient plus gérées par les seuls États-Unis ? Réponse de Maurice RONAI (pour Ségolène Royal)


La reconnaissance de l’internet comme un bien commun mondial impose la mise en place d’une gouvernance internationale, notamment pour les ressources qui y restent rares ou soumises à des arbitrages comme les noms de domaines et adresses internet correspondantes.

La mainmise actuelle des États-Unis sur les infrastructures critiques de l’Internet constitue un sujet important pour la France et plus généralement pour l’Europe. En effet, la maîtrise de ces infrastructures en plus des questions de souveraineté qu’elle soulève, pourrait constituer un levier essentiel pour favoriser les entreprises américaines et à terme limiter le développement du secteur européen des technologies de l’Internet. Plus encore que les noms de domaines et leur système de gestion (DNS) la mise en place de l’Internet des objets passera désormais par une technologie dérivée l’Object Naming Service (ou ONS) qui elle aussi est actuellement contrôlée par les autorités américaines. Nous devrons veiller à ce que le contrôle de ce nouvel Internet qui ira bien au-delà du milliard d’utilisateurs actuels ne soit « unilatéral » .

Afin de promouvoir la mise en place d’une gouvernance multilatérale, transparente et démocratique de l’Internet une structure de coopération assurant la supervision des ressources critiques du réseau devra être mise en place . Cette structure rapide et flexible veillera à la sécurité, à la stabilité et la souveraineté des ressources relevant des pays . Elle devra aussi veiller à l’interopérabilité, l’ouverture et l’unicité du réseau ainsi qu’au développement du multilinguisme. En raison du caractère crucial de l’Internet pour la diffusion des innovations technologiques et culturelles ainsi que pour la diffusion des idées, une part prépondérante devra y être accordée à la représentation des pays démocratiques.

Il n’est plus pensable que le contrôle de ces ressources soit confié à un pays (les Etats-Unis) ou à un acteur privé (l’ICANN). Il ne serait pas souhaitable, pour autant, de le confier à un organisme international technique ou à une organisation intergouvernementale classique. En effet, des arbitrages complexes entre acteurs sociétaux, acteurs économiques et Etats sont nécessaires lorsqu’il est question de l’internet. Les problèmes aigus de libertés sur internet dans des pays comme la Chine, la Tunisie ou la Syrie illustrent l’impossibilité de confier la gestion aux seuls états. Mais les dangers d’un abus de pouvoir sur le marché ou abus d’appropriation font également redouter une emprise excessive d’acteurs privés. Quant aux acteurs associatifs, ils n’ont pas forcément les mêmes priorités entre eux.

La question de la gouvernance de l’internet a fait l’objet d’un processus original de gouvernance internationale : l’internet Gouvernance Forum (dont la première réunion a eu lieu à Athènes en octobre 2006) dont la mission est d’installer un dialogue permanent entre tous ces acteurs.

Afin de promouvoir la mise en place d’une gouvernance multilatérale, transparente et démocratique de l’internet, une structure de coopération assurant la supervision des ressources critiques du réseau devra être mise en place. Cette structure rapide et flexible devra veiller à la sécurité, à la stabilité et la souveraineté des ressources relevant des pays. Elle devra aussi veiller à l’interopérabilité, l’ouverture et l’unicité du réseau ainsi qu’au développement du multilinguisme. En raison du caractère crucial de l’internet pour la diffusion des innovations technologiques et culturelles ainsi que pour la diffusion des idées, une part prépondérante devra y être accordée à la représentation des pays démocratiques.

Rapport Tessier et labellisation des sites d’information

Réponses aux questions de Net-Politique
Lien hypertexte : http://blog.netpolitique.net/index….

Pendant la campagne présidentielle de 2007, NetPolitique a posé cinq questions portant sur les enjeux numériques.

Quelle est votre position par rapport au rapport Tessier qui envisage d’instaurer un label de qualité que l’on pourrait attribuer aux sites d’information qui respecteraient certaines règles déontologiques ? Faut-il lier l’obtention d’un tel label avec des éventuelles aides économiques (TVA réduite, exonérations de charges, etc…) ?


La labellisation des sites suscite, depuis quelques mois, une série d’initiatives.

Le projet de Commission de déontologie des services de communication au public en ligne soulève des interrogations tant au regard de la méthode (un projet de décret élaboré dans l’ombre) qu’au plan des objectifs poursuivis.

Je souscris, naturellement, à l’objectif de protéger les mineurs vis à vis de contenus dangereux. Il reste que le projet de décret donne des compétences trop larges, et surtout mal définies, à cette commission. Celle-ci aurait, en effet, la possibilité d’accorder et de retirer des labels de confiance aux services de communication en ligne, notamment aux hébergeurs de sites et de blogs, aux fournisseurs d’accès Internet et aux opérateurs de téléphonie mobile. Le périmètre de compétences de cette commission devrait être précisé. Et sa composition élargie. On ne crée pas une commission de cette nature, en catimini.

Tout autre semble être le projet de labellisation proposé par le rapport Tessier consacré à l’avenir de la presse. Le rapport propose d’abaisser la TVA pour les sites d’information qui souhaitent diversifier leurs revenus en faisant payer pour une partie de leurs contenus, par exemple les archives. Une TVA à 5,5% permettrait une réduction importante du prix de vente des abonnements payants ce qui en augmenterait l’attractivité. Encore faut-il déterminer de manière objective le périmètre des services en ligne qui pourraient bénéficier de ce taux réduit. Le rapport Tessier ne passe pas sous silence les nombreuses difficultés auxquelles se heurte la démarche de labellisation qu’il préconise : qui labellise et sur quels critères ?

A l’exception d’un label « protection de l’enfance », il convient d’écarter toute perspective de labellisation des sites d’information par des organismes de l’Etat.

Toutes ces questions qui tournent autour de la tension entre liberté d’expression et responsabilité devraient faire l’objet de débats publics, ouverts à l’ensemble des parties prenantes. »

Voir aussi la Lettre de Ségolène Royal à la Ligue Odebi

Présidentielles 2007 : Ségolène Royal et le numérique

Droit d’auteur, vie privée, libertés, éducation, accès au numérique …

Ségolène Royal s’est exprimée sur la pluoart des enjeux politiques du numérique : pendant la pré-campagne pour l’investiture soialiste, puis tout au long de la campagne présidentiele.

PC impact : Interview de Ségolène Royal

Ségolène Royal : Le respect des libertés fondamentales constitutives d’internet sera pour moi une préoccupation constante

Ségolène Royal : je souhaite donner un coup d’arrêt à une dérive qui grignote un peu plus chaque jour les libertés publiques

Vote électronique : Ségolène Royal exprime ses réserves

Réponses de Ségolène Royal au questionnaire de l’Adullact

Ségolène Royal et le P2P : « les radios libres aussi furent un temps hors la loi avant que la gauche libère les ondes »


Le blog Ségolène Digital a tenu, de janvier 2006 à mai 2007, une chronique détaillée des points de vue et des initiatives de Ségolène Royal dans les domaines de l’internet, de la culture numériques, du droit d’auteur et du logiciel.

« Il faut créer un écosystème favorable aux nouveaux acteurs et aux innovations dans les TIC »

ZDNet.fr a interrogé les principaux candidats et leur équipe de campagne sur leur programme consacré aux nouvelles technologies.

Entretien avec Maurice Ronai, délégué aux nouvelles technologies pour le PS représenté par Ségolène Royal.

Quelles mesures concrètes contient le programme de Ségolène Royal pour réduire la fracture numérique ?

On part d’un constat qui est assez connu et paradoxal : la France connaît un succès dans le déploiement du haut débit, mais seulement une moitié des foyers sont équipés d’ordinateurs. Et seulement 44% de ces ordinateurs sont connectés à l’internet. Pour traduire ce qu’avait avancé Ségolène Royal dans son livre, Maintenant, le rapport Rocard a fixé un objectif assez ambitieux, mais réaliste : porter à 75% le nombre de foyers connectés à internet. Cela suppose un gros effort qui ne peut pas reposer uniquement sur l’Etat.

Il faudra faire travailler ensemble l’Etat, les collectivités territoriales et les opérateurs. Et puis jouer sur tout un ensemble d’instruments, qui peuvent aller de l’instauration d’un tarif social pour internet, mais aussi – et ce sont des propositions évoquées par le collectif Renaissance Numérique dans son livre blanc – la donation aux salariés par les entreprises d’ordinateurs déjà largement amortis, ou encore la mise à disposition d’ordinateurs recyclés, ou bien des aides aux foyers en situation difficile sous condition de ressources. Et là, on peut imaginer des dispositifs qui couplent une offre d’accès internet et l’achat d’un équipement avec des conditions de crédit attrayantes.

Comment financer de telles mesures ?

Pour le tarif social internet, on reprend le dispositif qui existe déjà : celui du tarif social pour le téléphone, dont le mécanisme de financement repose pour partie sur les caisses d’allocations familiales. Il faut l’étudier de plus près, mais ce tarif pourrait se situer autour de 5 euros par mois. Il faut savoir qu’il y a déjà des offres d’accès internet, sur Paris par exemple à un euro par mois.

Lire la suite