Smart Disclosure : de quoi s’agit-il ?

(Mis à jour: 5 décembre 2012)

Le concept de « Smart Disclosure » se fraye une place dans le débat public français.

En envisageant de moduler la fiscalité des entreprises numériques selon la nature des données qu’elles restituent à leurs clients ou abonnés (plus l’entreprise met à disposition les données qu’elle récolte, moins elle serait taxée), les deux rapporteurs de la Mission Fiscalité numérique sont en passe de populariser le concept de « Smart disclosure ».

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Ni budget ni calendrier pour la carte d’identité biométrique

Le déploiement de la carte nationale d’identité électronique (CNIe) était initialement prévu pour 2009.

La censure partielle par le Conseil constitutionnel  en mars 2012 de la loi relative à la protection de l’identité, avait contraint le Ministère de l’Intérieur à reporter son déploiement.  Le volet services de la CNIE (certificat, accès aux services en ligne) avait, au passage,  lui aussi été enterré.

Où en sommes nous ?  Lire la suite

Un bilan annuel des droits

Selon une enquête réalisée par  Odénore, un laboratoire rattaché au CNRS,  plus de 7 milliards d’euros de prestations ne sont pas versés chaque année à ceux qui pourraient obtenir ces aides : RSA, allocations chômage, aides au logement, CMU, transports. « Chaque année, pour ne citer que quelques exemples, 5,3 milliards d’euros du revenu de solidarité active (RSA), 700 millions d’euros de couverture maladie universelle complémentaire, 378 millions d’euros d’aide à l’acquisition d’une complémentaire santé, 2 milliards d’indemnités de chômage, ne sont pas versés à des populations pourtant éligibles. Ces chiffres sont partiels car il faudrait examiner d’autres prestations pour avoir une vue encore plus complète.  C’est deux fois plus que la fraude sociale estimée, si souvent dénoncée par la droite et l’extrême droite, qui coulerait la Sécu »[1]. Lire la suite

Cloud Souverain : vers un dégroupage de Numergy et Cloudwatt ?

C’était une excellente chose que l’État se préoccupe, lors des Investissements d’avenir, de l’informatique en nuage (Cloud).

Dans ce domaine, les pouvoirs publics avaient le choix être deux approches :

  • Une approche visant à susciter l’émergence d’un « champion national » en vue de fournir une alternative nationale et «souveraine» aux acteurs américains de l’informatique en nuage, qui trustent le marché.
  • Une approche visant a stimuler l’innovation, afin d’explorer la diversité des formes possibles de Cloud Lire la suite

Une « Feuille de route technologique » pour l’Etat

Le Ministère chargé de l’économie numérique dispose de moyens limités : budget et services. Il n’a aujourd’hui aucune autorité institutionnelle pour se faire entendre des autres ministères.

C’est par sa capacité à éclairer les évolutions technologiques et à expliciter les enjeux techno-industriels qu’il pourra s’imposer, peser sur les stratégies numériques des ministères et contribuer à numériser  les politiques publiques. En premier lieu dans les domaines clés de la santé, de l’énergie et de l’éducation.

À cette fin, le ministère délégué à l’économie numérique pourrait s’assigner l’objectif d’initier l’élaboration d’une feuille de route technologique pour l’Etat.  Lire la suite

Les perspectives de l’open source pour les objets médicaux connectés

À mesure qu’ils se sont miniaturisés et sont devenus plus performants, les systèmes et les logiciels des objets médicaux portables (pompes à insuline, simulateurs cardiaques, défibrillateurs, etc.) sont aussi devenus plus complexes. De véritables « cathédrales» de codes embarqués sont désormais au cœur des nouvelles générations d’objets et appareils médicaux connectés. Le logiciel d’un stimulateur cardiaque peut ainsi compter plus de 80 000 lignes de code, 170000 pour une pompe électrique et 7 millions de lignes pour un appareil IRM (imagerie par résonance magnétique). De ce fait, les objets médicaux, comme tous les autres appareils numériques, sont de plus en plus exposés aux bugs et autres plantages. Selon les chercheurs de l’Université de Patras en Grèce, un appareil médical sur trois vendus en Amérique entre 1999 et 2005 aurait été rappelé pour cause de défaillance logicielle. Lire la suite

Economies budgétaires dans l’informatique publique

L’informatique publique, pesante et mal maîtrisée, est devenue aujourd’hui un handicap pour la modernisation des services publics.

 1.  La dépense informatique de l’État

L’État consacre chaque année plus de trois milliards d’euros à ses systèmes d’information et de communication (SIC). Six réseaux ministériels principaux et des milliers d’applications sont gérés par plus de 20 000 agents travaillant dans 120 centres informatiques principaux. Ces systèmes d’information sous-tendent l’activité de deux millions d’utilisateurs répartis sur plus de 15 000 sites. (6e conseil de modernisation des politiques publiques, décembre 2011).

 L’évaluation de la dépense informatique est probablement sous-estimée. Pour mémoire, le gouvernement britanniques mentionne un budget informatique de près de 16 milliards £ soit d’environ 17,6 milliards € : près de 6 fois plus qu’en France. Le gouvernement fédéral américain mentionne un budget de 80 milliards de $. Lire la suite

La préférence française pour les technologies numériques de souveraineté

Le seul domaine dans lequel nos gouvernements ont conduit avec constance une politique industrielle me semble être celui des technologies du contrôle et de la sécurité : carte à puce, technologies d’identification, biométrie.

Les acteurs des technologies de sécurité proviennent, pour faire vite, de deux horizons : le complexe militaro-industriel (Thalès, Safran, EADS) et  celui des cartes à puces. La France compte ainsi avec Morpho (groupe Safran), Gemalto et Oberthur, 3 des 5 leaders mondiaux des technologies de la carte à puce.

Dans ce domaine, on peut parler d’une politique industrielle, menée avec continuité… par le Ministère de l’Intérieur. Lire la suite

Un Chief Technology Officer pour redonner de l’agilité à l’action publique

Dans une société où l’informatique outille l’ensemble des politiques publiques, la décision politique s’incarne désormais dans des choix techniques tout autant que dans les textes juridiques et les décisions budgétaires.

Le numérique ne peut plus être considéré comme relevant d’une « intendance qui suivra ». Si les systèmes d’information qui sous-tendent les politiques publiques ne sont pas pris en compte en amont, ils peuvent freiner ou entraver leur mise en œuvre. Lire la suite

La douche présidentielle à 245.572 euros aurait permis à la BNF de numériser 1 million de pages….

Les dépenses somptuaires du sommet de l’Union pour la Méditerranée (16,6 Meuros) ont attiré l’attention de la Cour des Comptes.

A elle seule, la douche spécialement installée pour le Chef de l’Etat (et qui semble n’avoir jamais servi) aurait coûté 245.572 euros : luxueuse et dernier cri, elle possédait une radio intégrée, un siège, des fonctions «jets» variées …

Pour le citoyen ordinaire, ces montants sont abstraits. On a donc pris l’habitude de convertir les millions d’euros en année-SMIC.

L’annonce récente d’un accord avec Google pour numériser les collections de la BNF suggère la conception d’un nouvel indicateur de référence : l’Equivalent Page numérisée BNF ou EPN-BNF.

Reste à  calculer la base de cet indicateur. Lire la suite