
Trois jours après son élection (face à son frére David) à la tête du Labour, Ed Miliband devait proncer son premier discours en tant que nouveau leader travailliste. Un discours très attendu, par ses partisans, syndicats en tête, comme par les modérés du Labour. Le New Statesman rapporte qu’au moment de mettre une touche finale à son discours, en pleine nuit, à quelques heures de la Labour Conférence, les proches conseillers d’Ed Miliband n’étaient pas d’accord entre eux sur le ton et la manière dont ce discours devait être prononcé. Agacé, Ed Miliband aurait alors tranché : « Let Miliband be Miliband ». Lire la suite
Archives de l’auteur : MR
L’acte de candidature de DSK serait-il passé inaperçu ?
Depuis que Dominique Strauss-Kahn a été nommé à la tête du FMI, ses partisans attendent avec impatience qu’il annonce sa candidature ou, à défaut, qu’il émette un « signal ». Sa position de directeur général du FMI lui interdit de s’exprimer. Le calendrier des primaires socialistes lui impose de sortir du silence. Il est devenu, selon la formule du député socialiste Jean-Jacques Urvoas, « l’Imam caché » : ses partisans scrutent les signes de ses intentions et de son retour. Lire la suite
Controverse autour des applications mobiles dans les musées américains
Plusieurs grands musées américains (Brooklyn Museum, American Museum of Natural History, Museum of Modern Art-MoMA de New York) proposent depuis plusieurs mois à leurs visiteurs des applications mobiles. Dans un article publié dans le New York Times, le critique d’art Edward Rothstein porte un jugement sévère sur ces applications. S’il ne met pas en doute pas l’intérêt d’une assistance numérique pour guider et enrichir la visite des musées, Edward Rothstein observe que l’information disponible dans ces applications est « généralement moins complète que celle disponible dans les vignettes des musées ». Il critique, avec vigueur, les fonctions interactives (possibilité de porter un jugement sur les œuvres et de les « tagguer) proposées par certains musées, en particulier celui de Brooklyn. Lire la suite
L’équipe de The West Wing se retrouve
Un Chief Technology Officer pour redonner de l’agilité à l’action publique
Dans une société où l’informatique outille l’ensemble des politiques publiques, la décision politique s’incarne désormais dans des choix techniques tout autant que dans les textes juridiques et les décisions budgétaires.
Le numérique ne peut plus être considéré comme relevant d’une « intendance qui suivra ». Si les systèmes d’information qui sous-tendent les politiques publiques ne sont pas pris en compte en amont, ils peuvent freiner ou entraver leur mise en œuvre. Lire la suite
Hadopi, culture et création : un nouveau modèle est-il possible? – Chapitre 15 de « L’Etat pyromane » | Terra Nova
Note publiée par la Fondation TerraNova
« Je crois que le « piratage » est mauvais, et que la loi, intelligemment écrite, devrait punir le «piratage», que ce soit sur Internet ou ailleurs. Mais ces idées simples cachent une question bien plus fondamentale et un changement bien plus important. Ma crainte est que, à moins que nous n’arrivions à comprendre ce changement, la guerre pour débarrasser le monde des « pirates » d’Internet ne débarrasse aussi notre culture de certaines valeurs qui ont fondé notre société depuis ses débuts. (…) En expliquant cette guerre, nous œuvrons pour la paix. La dispute en cours autour des technologies Internet n’a aucune raison valable de continuer. Nous devons comprendre les racines du conflit, et nous devons le résoudre au plus vite. » (Lawrence Lessing, Free Culture)
Le projet de loi Hadopi a suscité l’une des controverses les plus âpres de la première moitié du quinquennat. Contre vents et marées, Nicolas Sarkozy est parvenu à faire adopter par sa majorité le dispositif dit de « riposte graduée », visant à enrayer les pratiques de téléchargement en menaçant les « pirates » de suspendre leur connexion Internet. Lire la suite
Le Grenelle de trop
Chantal Jouanno, tête de liste UMP aux régionales à Paris, veut des « solutions radicalement nouvelles ». « Installer des pistes cyclables, des bouquinistes sur les quais au niveau de la Tour Eiffel ». Elle propose aussi, si elle est élue, d’organiser un « Grenelle de Paris« . Chantal Jouanno a, il est vrai, une certaine expertise dans le domaine du « grenelle » pour avoir coordonné celui de l’environnement. Valérie Pécresse aurait trouvé l’idée creuse. Et ses co-listiers suggéré un Grenelle du Grand Paris. Lire la suite
Le bal des hypocrites chez les « sages »

A travers quelques récentes décisions spectaculaires, Hadopi ou taxe carbone, le Conseil constitutionnel est parvenu à faire oublier que dix de ses onze membres étaient issus de l’actuelle majorité. Dans quelques jours, leur nombre passera à onze. Jusqu’alors, par le jeu de l’alternance, l’institution était pluraliste, à des degrés divers.
Au printemps verra le jour une réforme très attendue : la saisine du Conseil constitutionnel par les justiciables. A droite comme à gauche, on applaudit une avancée démocratique. Dorénavant, chacun aura la possibilité de contester une loi déjà entrée en vigueur qu’il estimerait contraire à la Constitution. Ces nouvelles prérogatives seront exercées par une assemblée strictement monolithique, pour la première fois depuis vingt-sept an
On objectera que le chef de l’Etat et les présidents des deux Assemblées ne nomment pas que des militants au Conseil. Que ses membres n’endossent pas nécessairement les positions de l’autorité à laquelle ils doivent leur désignation. Que chevronnés, voire en fin de carrière, il peut même leur arriver de se montrer indépendants. Il reste qu’une autorité dont la raison d’être est l’indépendance ne saurait être monocolore.
Le départ prochain de Pierre Joxe est tout sauf anodin ; même marginalisé, l’ancien ministre socialiste de l’intérieur représentait un scrutateur, une sentinelle. Désormais, l’instance aura perdu son ultime témoin et garde-fou ; on y sera enfin entre soi. La consanguinité, on le sait, favorise les connivences. La presse rapporte régulièrement, sans jamais avoir été démentie, que l’exécutif consulte officieusement certains membres du Conseil. Il l’a fait, encore tout récemment, à propos du mode d’élection des conseillers territoriaux.
Connivence, encore : on se souvient peut-être d’un des épisodes de l’examen de la loi relative aux droits d’auteur. Le 21 décembre 2006, contre toute attente, l’Assemblée adopte un amendement contre l’avis du gouvernement. Pierre Mazeaud, alors président du Conseil constitutionnel, téléphone préventivement au ministre compétent pour l’alerter sur l’inconstitutionnalité de la procédure parlementaire. En violation du serment qu’il a prêté : « Ne donner aucune consultation sur les questions relevant de la compétence du Conseil. »
Dissidence ponctuelle
Bal des hypocrites. Plusieurs figures du parti présidentiel s’en prennent, depuis quelques jours, avec une violence inaccoutumée au Conseil constitutionnel. Un ministre de la République pointe l’absence de débat contradictoire, l’interdiction pour les « sages » de publier une opinion juridique dissidente, l’archaïsme que constitue la présence des ex-chefs de l’Etat. Autant de critiques tout à fait justifiées. Naturellement, les responsables de la majorité se gardent bien de suggérer une réforme de sa composition.
Ajoutons un « imprévu » : Nicolas Sarkozy se flatte d’avoir, par la révision constitutionnelle de 2008, soumis les nominations à l’avis des commissions des lois de chaque assemblée, celles-ci pouvant s’y opposer à une majorité des trois cinquièmes.
Il reste que le Parlement n’a toujours pas trouvé le temps de voter la loi organique qui en conditionne la mise en oeuvre dix-huit mois après son adoption. De sorte que ce verrou, pourtant bien modeste, pourrait ne pas concerner les trois prochains « sages ». On aurait voulu pouvoir désigner n’importe qui qu’on ne s’y serait pas pris autrement.
Le renouvellement triennal de 2010 suscite plus d’intérêt que ceux de 2007 ou 2004. Plus que jamais, les nominations s’annoncent politiques. Nicolas Sarkozy osera-t-il, dans le silence des textes, écarter Jean-Louis Debré de la présidence, pour cause de dissidence ponctuelle ?
Si un Conseil constitutionnel chiraquien inflige des camouflets à son camp, on préfère ne pas imaginer ce qu’un Conseil chiraco-sarkozyste fera endurer à la gauche ! Mesure-t-on que c’est ce Conseil constitutionnel « nouveau cru » qui sera le juge de la prochaine élection présidentielle et des législatives ; qu’il sera l’arbitre suprême en cas d’élections serrées ? Si elle revient aux affaires en 2012, la gauche devra patienter jusqu’à février 2013 pour disposer de deux sièges rue Montpensier. Ce n’est qu’en 2016, en fin de mandat, qu’elle y conquerrait une minorité significative de quatre membres.
En somme, sauf deux victoires consécutives de la gauche à la présidentielle comme aux législatives, ou basculement à gauche du Sénat, la droite est assurée de conserver sa mainmise sur la clé de voûte de notre démocratie. »
Jean-Louis Bessis est avocat et professeur à l’université Paris-VIII ;
Maurice Ronai est chercheur à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS)
Manifeste technopolitique
• On ne peut plus gouverner, ni faire de la politique, sans prendre en compte les capacités nouvelles d’expression et de mobilisation qu’acquièrent les citoyens à travers Internet. Sans prendre la mesure des attentes des générations nouvelles, formées au partage du savoir.
• On ne peut plus penser l’économie sans reconnaître la place centrale qu’a prise l’informatique dans les processus productifs. Le destin de nos entreprises ne peut se résumer à la poursuite effrénée de l’optimisation des coûts : leur avenir réside dans l’exploration de nouvelles formes de coopération transversale, entre entreprises mais aussi entre producteurs et consommateurs, pour inventer de nouveaux services et de nouvelles activités. Lire la suite
Vers une logistique 2.0 ?
Aujourd’hui en logistique, tout naît de l’informatique : le concept même de Supply Chain a été mis en avant par des réalisateurs de Supply Chain Management System et autres ERP (Progiciels de gestion intégrée). Si la logistique s’intéresse principalement aux flux de marchandises (des matières premières et emballages aux déchets, en passant par les en-cours, les produits finis, les pièces détachées, ainsi que les produits à recycler), c’est grâce aux flux d’informations qu’elle parvient à « piloter » les flux physiques.
L’infologistique est l’ensemble des outils et solutions technologiques qui permettent le pilotage informationnel des marchandises tout au long de la chaîne logistique. C’est par l’assemblage et l’agencement de technologies hétérogènes (logiciels, électronique, télécommunications, informatique embarquée) que la logistique innove.
L’ « infologistique » est cette sphère où ces différentes technologies se combinent et s’assemblent. Une des caractéristiques de la logistique, depuis le début des années 1980, est justement sa capacité à mobiliser des technologies « génériques » pour les adapter à ses besoins, à les mixer avec des technologies spécifiques, à composer ainsi des systèmes originaux.
Les technologies infologistiques ont permis de faire face à la montée en complexité du secteur logistique, notamment tout ce qui est lié à la diversification des produits. Elles ont joué un rôle moteur dans le développement d’innovations logistiques, telles que les flux tendus ou le juste-à-temps : les stratégies logistiques fondées sur les flux tendus ou le juste-à-temps ont suscité la mise au point et le développement de toute une série de technologies dédiées à la gestion et aux échanges d’informations au sein de la chaîne logistique : systèmes EDI (Échanges de Données Informatisées), code-barres, logiciels de planification et d’exécution de la chaîne logistique, technologies d’identification et de traçabilité, outils de mobilité et de géolocalisation.
L’infologistique tire désormais mieux parti des technologies génériques
Les besoins propres ou les contraintes d’emploi « en contexte logistique » ont conduit, dans le passé, les grands acteurs de la logistique à concevoir et faire développer des solutions spécifiques : EDI, logiciels de gestion des entrepôts ou de gestion des tournées pour le transport, systèmes de géolocalisation des camions.
La logistique recourt plus souvent que dans le passé à des technologies génériques : les systèmes EDI (longtemps associés à l’utilisation de réseaux à valeur ajoutée) s’adaptent désormais à l’Internet (Web-EDI) : les portails web mettent l’EDI à la portée des PME.
Les outils « génériques » de mobilité comme les téléphones ou les ordinateurs portables, la téléphonie 3G et le wifi se substituent aux solutions « spécifiques », souvent onéreuses, de mobilité déployées vers la fin des années 90 ou au début des années 2000.
Ce recours à des technologies génériques, généralement moins coûteuses que les solutions spécifiques, pourrait réduire le différentiel d’équipement « infologistique » entre grands et petits acteurs au sein des chaînes logistiques. Des évolutions comme le SaaS ou les logiciels Open Source pourraient également contribuer à réduire ce différentiel.
Nouvelles approches de l’interopérabilité
Les chaînes logistiques mettent en contact et mobilisent, par nature, une grande diversité d’acteurs, de sites et de circuits : la mise en œuvre d’une innovation infologistique ne produit pleinement ses effets que si l’ensemble des acteurs de la chaîne « s’alignent » et se dotent des mêmes outils infologistiques ou, pour le moins, d’outils interopérables. Une innovation isolée peu améliorer localement la productivité, réduire certains coûts… mais n’apporte pas les gains attendus si elle reste le fait d’une minorité des acteurs concernés. L’efficacité collective de ces innovations dépend assez largement de la capacité de l’ensemble des acteurs de la chaîne logistique à faire communiquer leurs outils infologistiques.
C’est à des solutions logicielles qu’il revient de faire fonctionner ensemble les différentes composantes de ces systèmes et de faire communiquer tous les acteurs de la chaîne.
Ces problématiques d’interopérabilité entre une grande diversité de systèmes et d’acteurs confèrent au middleware (ou intergiciel) une importance tout à fait centrale : le middleware est cette couche logicielle intercalée entre système d’exploitation et les applications proprement dites pour réaliser les échanges entre applications. Ces intergiciels assurent la « réutilisabilité » des logiciels entre eux. Par les fonctions qu’ils remplissent (intégration, interfaçage et interopérabilité), ils constituent un enjeu essentiel des batailles de standards.
Clé de voûte d’un système d’information, notamment pour intégrer des « Architectures Orientées Services » (AOS ou SOA), les plates-formes intergicielles (middleware) jouent et joueront un rôle critique dans les solutions RFID car ils permettent de gérer l’interface entre les différents systèmes. Ils assurent l’extraction des données RFID depuis les lecteurs. Ils permettent également de filtrer les données, de les agréger et de les transmettre aux systèmes d’information d’entreprise du type ERP, SCM ou CRM.
Les stratégies d’interopérabilité fondées sur l’ouverture des API (interfaces de programmation) devraient trouver à s’appliquer dans le domaine de la logistique, après avoir bouleversé et ouvert le jeu dans des domaines d’application plus grand public comme la cartographie, avec les GoogleMaps ou la téléphonie mobile (avec l’Iphone et Android).
Prise en compte de l’exigence écologique par les fournisseurs de solutions infologistiques
Les concepts et les outils de gestion de la chaîne logistique ont contribué à augmenter le besoin de transport, à favoriser le « juste à temps » et le fractionnement des lots en réponse à l’individualisation des contraintes et à l’essor du e-commerce.
Une inversion de logique s’amorce : après avoir attendu des technologies infologistiques qu’elles procurent des gains de productivité, on attend désormais de leur mise en œuvre qu’elles réduisent l’empreinte écologique des activités de logistique et de transport. De nombreux paramètres de gestion sont concernés : nombre de kilomètres parcourus, taux de remplissage, taux de retour à vide, modalité du transport mais aussi de façon plus indirecte taille des lots et stocks de sécurité qui impactent fortement les taux de remplissage, les fréquences de livraisons ou le dimensionnement des moyens.
Les logiciels logistiques, conçus pour la plupart dans les années 80 et 90, dans un contexte d’énergie bon marché et autour d’exigences de réduction des stocks, de flux tendus et de réactivité, devront intégrer ces nouveaux paramètres dans les « règles métier » et les algorithmes d’optimisation. Les éditeurs de ces logiciels ont entrepris ou entreprennent de le faire. Il est légitime de se demander si le re-paramétrage (le replâtrage) écologique de ces logiciels, l’ajout de modules « écologiques de mesure et d’optimisation des émissions de C02 dans les ERP et les logiciels SCM réorganise les schémas logistiques en profondeur ou seulement à la marge.
Les pressions sociétales et réglementaires ouvrent peut être un marché pour une nouvelle génération de logiciels ERP et SCM qui intégreraient la contrainte écologique au stade même de leur conception. Cette interrogation vaut autant pour les logiciels de planification logistique (et les schémas logistiques qu’ils contribuent à façonner) que pour les logiciels d’exécution (les micro-décisions en matière de trajets ou d’allocations de ressources qu’ils aident à prendre).
Une innovation de rupture : la logistique bottom up
On distingue, classiquement, dans le fonctionnement des organisations des logiques verticales (« top down ») et des logiques « ascendantes » (bottom up) : fondées sur des décisions locales, les logiques ascendantes prennent mieux en compte les modifications du contexte, les incidents, les imprévus : elles sont dites aussi « adaptatives ».
Les outils de gestion de la chaîne logistique s’inscrivent dans une logique verticale, « top down » : on essaie de planifier, de tout prévoir et d’optimiser à l’avance.
Au cours de cette étude, et dans le cadre de l’atelier, l’hypothèse d’une logistique « bottom up », ou plutôt de stratégies combinant logiques « top down » et comportements « bottom up », a été envisagée. Cette hypothèse mérite d’être explorée.
L’émergence annoncée d’un Internet des Objets confère une certaine réalité à cette hypothèse. Pour le moment, nous en sommes au déploiement du RFID à l’intérieur de chaînes logistiques cloisonnées[1]. Ce sont les obligations de traçabilité dans l’agroalimentaire, l’industrie, des transports et de la distribution qui tirent les premières générations d’applications RFID.
Dans une chaîne logistique intégrant une logique «bottom up », les micro-décisions et les optimisations locales seraient mises en œuvre par les opérateurs. Elles pourraient l’être aussi par les objets eux mêmes (palettes, containers) pour peu qu’ils disposent des informations adéquates et soient dotés de « règles de comportement écologiques »[2].
Autour de l’affectation aux objets d’une certaine autonomie d’action et de décision se profile une « trajectoire de rupture » pour la logistique.
[1] « Les capteurs et actionneurs se connectent aux réseaux de ceux qui les ont installés, ils envoient leurs données où on leur dit de le faire, ils prennent leurs instructions d’une source prévue à l’avance et en général, unique. Les objets et les espaces se mettent bien en réseau, mais d’une manière sélective et le plus souvent hiérarchique, à l’intérieur de silos. … Ce système attribuera une identité à des objets selon des règles propres aux industries qui les produisent, les exploitent, les distribuent. Il ne fera nullement des objets des nœuds de réseau, tout au plus des terminaisons. L’imagination innovante trouve peu à s’appliquer, puisque l’accès à l’infrastructure de facto que constituent toutes ces puces demeure sous contrôle, que la combinatoire de ces puces, objets, espaces, utilisateurs demeure bridée.
[2] « Au delà des standards existants, l’Internet des Objets peut être compris comme un cyberespace « indéterministe et ouvert » dans lequel évolueront des entités ou objets virtuels autonomes dotés d’une intelligence propre et capables de s’auto-organiser en fonction des circonstances, des contextes ou des environnements. Cette intelligence leur permettra de partager avec des tiers (entités, objets) afin de faire converger leurs finalités. Il sera par essence événementiel, il se fera notamment « par le bas », c’est à dire selon des approches « bottom-up » basées sur l’événement et permettant un pilotage opérationnel à des niveaux subsidiaires » Philippe Gautier