Démarrage du séminaire sur les Révolutions militaires à l’EHESS

La proclamation, au lendemain de la chute du mur de Berlin, d’une « révolution dans les affaires militaires » (RMA) en cours ou à venir, fondée sur l’informatisation du champ de bataille, a relancé un débat jusqu’alors limité aux seuls historiens.

Controversée chez les historiens, la notion de « révolution militaire » présente plusieurs mérites : elle met en perspective les événements, les techniques et les évolutions stratégiques et militaires et les replace dans la « longue durée » historique. Elle permet aussi de (re)faire de la guerre et de la chose militaire un fait social global. À quelles conditions peut-on parler de révolution militaire ? À quoi les reconnaît-on ? En quoi la « révolution dans les affaires militaires » marque-t-elle une rupture ? Et par rapport à quoi ?

Sur le site de TAGIS

Sur le site de l’EHESS

Politiques numériques : Who’s in charge

Le feuilleton sur la question du pilotage gouvernemental des politiques numeriques, a connu ce matin, un petit rebondissement

A partir du rapport « Dix ans après, la régulation à l’ère numérique », le Sénateur Bruno Retailleau a posé hier une question écrite au Gouvernement sur l’opportunité de créér un un Commissariat au numérique.

« La dispersion des actions gouvernementales entre de trop nombreux ministères, autorités et comités nuit gravement à la prise de décision et à l’efficacité de l’action publique alors que d’importants arbitrages politiques sont à venir, à la fois aux plans international, européen et national, s’agissant de la gestion du spectre hertzien et de l’optimisation du dividende numérique -fréquences libérées par le passage du mode analogique au mode numérique pour la diffusion hertzienne de la télévision-, de la convergence entre contenus et réseaux… C’est pourquoi M. Bruno Retailleau souhaite savoir si le Gouvernement compte doter la France d’un pilotage politique fort, qui ait une vision globale des enjeux et une autorité suffisante pour donner le cap, en ce domaine stratégique qu’est le numérique, par exemple en créant un Commissariat au numérique, pôle d’expertise et d’initiative, rattaché au Premier Ministre et ayant l’autorité sur plusieurs services ministériels pour créer entre eux une synergie dynamique et sortir des logiques ministérielles antagonistes. »

C’est le secrétaire d’état chargé des entreprises et du commerce extérieur, Hervé Novelli, qui était de mission, hier matin, pour répondre à la question du Sénateur.

« Face à cette dispersion de l’action publique, l’idée d’un commissariat unique paraît donc séduisante d’autant que les questions en suspens sont diverses et d’importance -je pense notamment à celles de la TNT, du dividende numérique, du très haut débit avec le déploiement de la fibre jusque dans les logements ou encore de l’administration électronique. Pour autant, une multiplicité de l’action publique reste inévitable, et même souhaitable. Ainsi, la direction générale de la modernisation de l’État a la charge de coordonner le développement de l’administration électronique. Mais que chaque ministère prenne des initiatives pour moderniser ses services et rapprocher l’État des entreprises et des citoyens est une bonne chose ! Ensuite, affirmer qu’il n’existe pas de pilotage politique en matière de numérique est exagéré : le Premier ministre assure la cohérence de l’action publique à travers le comité interministériel pour la société de l’information. La dispersion de l’action publique ne nuit pas à l’efficacité. Nos performances le prouvent en matière de haut débit et de très haut débit -nous sommes parmi les premiers au niveau européen- et d’administration électronique, avec notamment le succès de la télédéclaration d’impôt. Certes, des progrès restent à faire en matière d’investissement des entreprises dans les technologies de l’information et d’équipement des ménages en informatique. Un commissariat unique permettra-t-il de mieux relever ces défis ? Cela n’est pas certain d’autant que sa création, si elle ne s’accompagne pas de la suppression des organismes existants, conduira une complexité accrue… Malheureusement, les tentatives de création de guichet unique se soldent pour la plupart par un empilement des structures.De plus, en créant un commissariat unique, nous prendrions le risque de casser les synergies existantes, matérialisées par la création du service des technologies et de la société de l’information au sein de la direction générale des entreprises en 1998, entre développement de l’administration électronique et réforme de l’État, action de réglementation et de régulation des marchés et soutien à la recherche et au développement. »

Bref : Hervé Novelli a entrepris de justifier l’immobilisme, allant jusqu’a théoriser la dispersion (« La dispersion de l’action publique ne nuit pas à l’efficacité »).

Rapport de Bruno Retailleau : Dix ans après, la régulation à l’ère numérique

Un  » pilote politique » pour les technologies numeriques ?

« Je confierai à un membre du gouvernement la mission de prospective, de pilotage et de coordination de la politique de l’internet et du numérique. Chef de file, il disposera des moyens politiques et financiers nécessaires à sa mission et représentera la France dans les négociations européennes et internationales sur le sujet. »

Nicolas Sarkozy avait envisagé, au lendemain de son élection, la création d’un grand « ministere de l’intelligence » qui aurait regroupé l’education, la recherche, les Universités, la culture et le numérique. Un projet vité abandonné devant la levée de boucliers des milieux culturels, attachés à l’existence d’un Ministére de la Culture de plein exercice.

Il aurait été question, cet été, d’attribuer à Laurent Wauquiez, porte-pariole du gouvernement, un secrétariat d’état aux technologies numeriques. Puis plus rien.

Cette perspective d’un « pilote politique » pour les technologies numeriques (secrétariat d’état aux technologies numériques ou Haut Commissaire) est elle enterrée pour autant ?

Je ne le pense pas.

Selon moi, si Nicolas Sarkozy n’a pas encore pourvu ce poste, c’est qu’il risque d’en avoir besoin lors du remaniement annoncé.

Je vois, ici, deux scénarios

- Scénario d’ouverture : Le portefeuille des technologies numériques est confié à une nouvelle personnalité d’ouverture.

- Scénario du lot de consolation : le portefeuille des technologies numeriques permet de recaser un ministre que Sarkozy souhaite conserver au gouvernement…

Ce pourrait être Valerie Pécresse, si celle ci devait être débarquée du ministére de la recherche et a l’université pour faire la place à … Claude Allègre


En attendant, Valérie Pécresse, a obtenu que lui soit attribuée une compétence interministérielle dans le domaine des technologies de l’information ( comme c’était le cas des ministres de la recherche dans les gouvernements Raffarin … )

Elle vient, d’ailleurs d’exposer son « projet numérique » dans les Echos.

Des propos assez convenus et des objectifs plutot vagues …

« La révolution numérique transforme déjà en profondeur notre société. Mais pour que nul n’en soit exclu, d’ici à 2012, un seul objectif : Internet dans chaque foyer ».

Une « forge » pour refondre le logiciel socialiste ?

En informatique, le mot « forge » est utilisé pour décrire les systèmes de gestion de développement collaboratif de logiciel.

J’avais envisagé, cet été, de proposer le terme de « Forge » pour désigner les travaux de « refonte du logiciel socialiste ». J’y avais renoncé, trouvant le terme obscur …

Je viens de découvrir que Benoît Hamon a choisi d’appeler « La Forge » le think-tank qu’il a créé :

« Nous voulons élaborer un nouvel outil intellectuel collectif. Aujourd’hui, nous créons « La Forge » qui ne sera pas une société savante supplémentaire. »La Forge » sera une ressource et un arsenal mis au service d’un camp, la gauche. Notre ambition est la victoire de celle-ci en 2012 par la reconquête des esprits et l’affirmation de nouveaux modèles culturels »…. »

Benoît Hamon ne relie pas entre elles les deux métaphores : celle de la « La forge » et celle du logiciel socialiste (qu’il est question de rénover …). Dès lors, pourquoi donc a t il choisi d’appeler son  think-tank la Forge ?

Il avait  peut être  envisagé, dans un premier temps,  de l’appeler « atelier ». Avant d’y renoncer,  tant cette appellation est irrémédiablement associée à de mauvais souvenirs : ceux du siège de l’étrange campagne de Lionel Jospin en 2002.

Ou encore « La Fabrique ». En référence à la « Fabbrica del Programma » (le think tank participatif mis en place par Romano Prodi pour élaborer le programme de la gauche italienne). Sans doute a t il jugé que la Fabrique avait une connotation un peu trop centre gauche …. (En 2006, Bernard Kouchner avait d’ailleurs appelé La Fabrique le site et le club qui devaient lui servir de tremplin pour une éventuelle candidature en 2007).

L’atelier, la fabrique : cela ne collait pas. Restait la Forge. Une référence lointaine à l’univers industriel dont le socialisme est issu. (Et encore largement pénétré).

A la réflexion, cette appellation « La forge » est assez bien choisie.  Elle désigne le travail du métal à chaud par l’utilisation d’un marteau et d’une enclume. La rénovation du PS ne se fera pas « à froid ».

———

« Il faut changer, refondre, rénover le logiciel politique du PS « .

C’est depuis 2002 un thème récurrent dans le discours des responsables socialistes.

François Hollande, sans son discours de clôture à la Rochelle, a récusé la métaphore du logiciel…. « Le logiciel politique – mais notre pensée est humaine – ne se confond pas avec un disque dur qui devient vite un disque rayé ! » Dans son souci de se démarquer, tout en faisant un bon mot, François Hollande trahit une forme de répugnance pour la technique (qui ne serait pas « humaine »). Il exprime aussi ses réserves (son angoisse ?) face à la perspective d’un « logiciel » qui figerait les choses (en les inscrivant dans du « code »), ou qui limiterait les marges de manoeuvre… Préserver des marges de manoeuvre : c’est peut être une des clés de la personnalité du Premier Secrétaire.

La société des socialistes de Rémi Lefebvre et Frédéric Sawiki

« Il faut avoir le cœur bien accroché pour rester au PS. »

Michel, militant socialiste à Lille

« On n’avait pas besoin de discuter, de débattre parce qu’on avait tous les mêmes idées… Je vois bien dans les réunions maintenant, ils passent leur temps à faire des grands débats intellectuels, y en a qui sont jamais d’accord… »

Une militante ouvriére du PS dans le Pas de Calais

« Y a pas beaucoup de fraternité dans le parti, c’est un milieu très dur. Les amitiés sont jamais durables. Y en a qui vendraient leur mère ».

Un militant de Villeneuve-d’Ascq


Dans « La société des socialistes : le PS aujourd’hui », Rémi Lefebvre et Frédéric Sawiki dressent, à coups de statistiques, de rappels historiques et d’une enquête de terrain, décrivent un parti recroquevillé sur lui même et de plus en plus homogène socialement.

S’il a, sur les vingt-cinq dernières années, gouverné le pays pendant quinze ans, il est, parmi les partis sociaux-démocrates européens, l’un des plus faibles en termes de scores électoraux (27,8 % en moyenne au premier tour des législatives entre 1981 et 2005).

Le socialisme français n’a jamais été complètement « populaire ». Il reste que le PS d’aujourd’hui se caractérise par une fermeture inédite aux groupes sociaux situés en bas voire au milieu de l’échelle sociale. Ses élites (élus, membres du Conseil national et des cabinets ministériels), sont de plus en plus recrutées au sein des classes supérieures et, en large majorité, dans la fonction publique. Ce constat vaut aussi pour les militants qui s’embourgeoisent, avec un très faible recrutement au sein des classes populaires (5 %), des salariés précaires (4 %) et des chômeurs (3 %). 59 % des adhérents appartiennent au secteur public.

Si les militants d’origine populaire se font rares, c’est un effet, selon les deux chercheurs, de la généralisation, au sein du PS, d’une « culture du débat » qui valorise la réflexion collective et la libre expression des militants. Les pratiques les plus ordinaires du militantisme (tractage) sont ainsi dévalorisées au profit d’une « intellectualisation » du militantisme.

Si le flux de nouveaux adhérents (il semble d’ailleurs que de nombreux rsponsables scialistes aient renoncé à les conserver dans leurs rangs, quand ils ne les dissuadent pas de confirmer leur adhésion) contribue a rajeunir un parti dont l’âge moyen de l’adhérent tournait, en 2000 , autour de 55 ans (et dont seuls 14 % avaient moins de 40 ans), il n’inverse pas les tendances sociologiques : les nouveaux adhérents sont très majoritairement issus des classes moyennes et moyennes supérieures, très diplômées, citadines.

Le PS a aussi beaucoup de difficultés à faire de la place aux candidats issus de l’immigration.

R. Lefebvre et F. Sawicki décrivent aussi un « univers hobbesien » où l’on « ne s’aime pas, ou peu » et où « rapporter les prises de positions des militants aux positions dans l’espace partisan relève d’un quasi-réflexe ».

Certes, rappellent Rémi Lefebvre et Frédéric Sawiki, le cynisme en politique ne date pas d’aujourd’hui, mais la nouveauté est que la concurrence touche toute la communauté militante, du sommet jusqu’à la base, et que la « lutte pour les places », contrairement à d’autres milieux militants, y est peu déniée.

Les deux chercheurs dressent un tableau clinique d’une certaine forme de « malheur militant » : « on ne s’y retrouve pas », « il n’est pas facile de militer ».

La rubrique Culture-médias du site du PS vire à la rubrique nécrologique

La rubrique Culture-médias du site du PS a pris, cét été, des allures de rubrique nécrologique

Le Parti socialiste s’associe à l’hommage unanime et universel rendu à Marcel Marceau qui vient de nous quitter.

Le Parti socialiste apprend avec émotion le décès d’Ingmar Bergman...

Le Parti Socialiste exprime sa grande tristesse à l’annonce du décès de Michel Serrault

Hommage à Oussmane Sembene

Le Parti socialiste salue la mémoire de Jean Claude Brialy

Jean-Claude Brialy, Michel Serrault …

Pas un mot à la mémoire d’Antonioni…

En 2001, les Verts s’étaient mis d’accord pour réaliser un audit participatif

En 2001, les Verts se mirent d’accord pour confier à une équipe extérieure composée de trois universitaires la réalisation d’un audit participatif interne. Celui-ci fut réalisé début 2002 et ses conclusions rendues publiques au lendemain du 21 avril 2002.

La direction des verts avait confié à deux politologues et un économiste la réalisation d’un « audit participatif interne ». L’audit reposait sur un questionnaire adressé a 3000 militants et responsables des Verts. Il etait complété par des entretiens conduits par les trois universitaires.

Cet audit participatif dressait un diagnostic sans concessions sur l’état du Parti écologiste.

Principales conclusions :

- le nombre des adhérents a doublé entre 1997 et 2002, mais s’ils avaient réussi à fidéliser tous les nouveaux venus depuis cinq ans, les Verts seraient aujourd’hui 15 000 et non 10 000. La majorité des adhérents actuels ne l’étaient pas en 1997 : différentes cultures cohabitent, sans synthèse.

- Les Verts n’étaient pas préparés, collectivement, à entrer au gouvernement et à l’Assemblée nationale, estiment les chercheurs. Militants peu professionnels, ils comptent bon nombre de bénévoles  » sur-sollicités  » et mal reconnus.

- Leurs textes réglementaires et statutaires,  » résultat de l’addition de plusieurs strates de modifications  » , ne sont pas adaptés au fonctionnement d’un parti qui a vocation à gouverner.

- Au total, c’est une organisation  » éclatée et faible « , alors même, soulignent les politologues, que la majorité des responsables, cadres, salariés, élus et militants,  » croient dans le potentiel de l’écologie politique  » .


Méthodologie de l’audit participatif interne (API) des Verts

Structure de gestion de l’API

Un groupe de pilotage, dont la composition a été validée par le CE, a été mis en place. Son rôle a été d’accompagner l’ensemble du processus. Les membres du groupe sont trois « experts extérieurs et dix « Verts » (représentants des Verts reflétant largement la diversité interne des Verts en termes de position dans l’organisation (salariés/bénévoles, responsables/adhérents, échelon national/régional, etc.), de sensibilités, de région, d’âge, et de genre) :

Ce groupe de pilotage, de taille volontairement restreinte, s’est réuni assez peu souvent en séance plénière (uniquement lors de certaines étapes-clés de la démarche : 19 novembre 2001, 4 janvier 2002, 26 mars 2002, 2 juillet 2002, 28 août 2002, 8 octobre 2002).

Les trois intervenants externes se sont, en outre, réunis à plusieurs reprises pour la gestion des volets plus techniques du travail.

Une personne-relais a également été désignée au sein des Verts.

Outils concrets de l’API

L’API a tiré profit de sept outils de diagnostic

1/ un dossier d’information fourni par Les Verts ; 2/ une enquête auprès des élus, responsables et salariés ; 3/ des entretiens individuels ; 4/ des débats collectifs en régions ; 5/ une enquête auprès des adhérents ; 6/ l’observation de réunions des Verts ; 7/ les contributions individuelles ou collectives reçues.

Dossier d’information

- Vert-Contact et toutes autres publications envoyées aux adhérents (La Tribune des Verts, etc.) ;
- Comptes-rendus des AG et CNIR ;
- Documents relatifs au personnel ;
- Textes programmatiques ;
- Données financières ;
- Données extraites du fichier des adhérents ;
- Documents des travaux de la commission “ réforme des statuts ”, travaux effectués avant le lancement de l’API, ainsi que quelques résultats issus d’un questionnaire « statuts » envoyé via Vert-Contact en 2001 ;
- Divers documents de précédentes réflexions en matière d’organisation, durant les dernières années (depuis 1996).

Enquête « responsables-élus-salariés »

En décembre 2001 et janvier 2002, un questionnaire d’enquête à prédominante qualitative été envoyé à toutes les personnes qui, au sein des Verts, appartiennent à au moins une des catégories suivantes :

1. Membre du gouvernement. 2. Membre du personnel (adhérent des Verts) d’un cabinet ministériel. 3. Parlementaire européen (des Verts français). 4. Membre du personnel (adhérent des Verts) du groupe des Verts au Parlement européen. 5. Deputé(e) ou sénatrice. 6. Conseiller(e) régional(e). 7. Membre du personnel (adhérent des Verts) dans un groupe des Verts d’un Conseil régional. 8. Membre du CE. 9. Membre du CNIR. 10. Membre du Conseil statutaire. 11. Responsable régional (porte-parole, secrétaire, trésorier(e), autre membre de CAR). 12. Responsable départemental (membre de SE départemental). 13. Membre du personnel du secrétariat national. 14. Responsable d’une commission nationale. 15. Responsable et/ou membre du personnel d’une organisation liée aux Verts (FEDEL, EGEP, CEDIS, Jeunes Verts, Chiche !, ECODIF)

L’ensemble de ces personnes correspond à environ 1100 individus. Quelques questions fermées ont été ajoutées, afin de comparer les réponses à celles de l’enquête adhérents . Un total de 219 questionnaires complétés, envoyés sous forme papier ou électronique, ont été réceptionnés.

Le taux de réponse est donc assez faible, de l’ordre de 20 %. Les données de cette enquête n’en restent pas moins intéressantes, comme l’indiquent les quelques faits et chiffres suivants, relatifs à l’enquête et aux personnes ayant répondu.

Audit participatif

Parti Socialiste : état des lieux (2002)

Parti socialiste et salariat. Un aperçu (1971-2002) – par Maurice Braud

Une dotation publique annuelle de 19,32 millions d’euros

Une informatisation embryonnaire

Le fossé entre le PS et les classes populaires : phénomene récent ou rupture plus profonde ?

La féminisation se poursuit, mais lentement …

Démographie : un parti vieillissant

Faiblesse du recrutement populaire Prédominance des salariés issus du secteur public

Homogénéité culturelle et sociologique des élites socialistes

Notabilisation des élus

Technicisation du discours socialiste Une démocratie interne procédurale et excluante

Du recours aux experts à l’expertisation des dirigeants

Expertise et production d’idées : Comment fonctionnent les Commissions ?

Expertise et production d’idées : Comment sont composées les Commissions ?

Expertise et production d’idées : Comment s’élabore un Projet socialiste ?

Libérer les données publiques…

Extrait du Rapport Rocard « République 2.0 : Vers une société de la connaissance ouverte »

Les administrations collectent et détiennent des données sur tous les aspects de la vie sociale, économique, culturelle et des territoires. Ces données constituent un bien public. Ce sont des ressources pour l’ensemble des secteurs économiques. Elles permettent de développer des activités et même des marchés, comme celui, par exemple, des données géolocalisées.

Le débat sur la valorisation de ce patrimoine est récurrent. Faut-il privilégier une rentabilisation monétaire, par la vente de ces informations (comme nous y invite le rapport récent sur l’économie de l’immatériel) ou valoriser ces gisements de données en permettant à tous (particuliers, associations, entreprises) d’en tirer parti, et de les exploiter, commercialement ou non ?

Le gouvernement Jospin, en 1997, a tranché partiellement ce débat en prescrivant la mise en ligne gratuite des « données publiques essentielles », donnant un coup d’arrêt à la commercialisation des données publiques. Il clarifiait ainsi des situations confuses, comme la concession à un diffuseur privé des banques de données juridiques. Depuis 1997, les administrations ont pris l’habitude de diffuser des volumes considérables de textes, de données statistiques et de rapports, réalisant au passage de considérables économies sur les budgets de publication imprimée.

Cette doctrine laissait cependant de côté les grands établissements publics qui gèrent de coûteuses infrastructures, comme l’Institut Géographique National (IGN) ou Météo France. La transposition de la directive sur la réutilisation des informations du secteur public  aggrave cette situation. Soumis à l’obligation de dégager des ressources propres, (parfois jusqu’à 50% de leur budget), ces établissements pratiquent des tarifs souvent élevés, vis à vis des utilisateurs comme des diffuseurs.

Cette logique conduit à des situations aberrantes. Ainsi, récemment, l’IGN (dont la compétence n’est pas ici en cause), soucieux de contrecarrer les services GoogleMaps et GoogleEarth de Google, a ouvert un portail (Géoportail) de cartographie numérique et d’images satellitaires de la France. Contraint de générer des ressources propres, il en a verrouillé les fonctionnalités et a déformé volontairement certaines images pour empêcher de copier les cartes, de les réutiliser ou de les rediffuser.

Ces pratiques tarifaires et malthusiennes brident le développement de nouveaux services par des tiers et l’émergence de nouveaux acteurs. Elles ouvrent un avantage concurrentiel aux projets étrangers (privés ou publics) tels que GoogleMaps. Elles brident aussi la recherche. Faute de disponibilité simple des données de l’INSEE et du Ministère de l’emploi, les chercheurs en économie français travaillent sur les données américaines (le Census Bureau diffuse tout sur Internet) et… en savent plus sur les mécanismes économiques américains que sur ce qui se passe en France !

L’expérience récente et l’observation de ce qui se passe à l’étranger plaident pour une approche “ouverte” des données publiques, qui laisse l’innovation s’exprimer à partir de ces données mises en accès libre.

Recommandation : Rendre les données publiques accessibles à tous :

  • Élaborer des licences définissant clairement les droits des utilisateurs, notamment sur la réutilisation des données publiques. Y compris à des fins commerciales.
  • Financer correctement le fonctionnement des Etablissements publics en charge d’infrastructures informationnelles  (comme l’IGN ou Météo France)
  • Permettre la libre réutilisation de la base de connaissances du portail Service-public.fr par tout service, public ou privé, pour diffuser une information cohérente et à jour.

Situation confuse du côté de NPS

Côté Nouveau Parti socialiste, la situation est devenue confuse ….

NPS dispose désormais de deux sites …. http://www.nouveau-ps.net/ et http://www.nouveau-ps.org/

Vincent Peillon et David Assouline ont opté pour le .net Hervé Hamon et Henri Emmanuelli pour le .org

Cela me fait penser à la formule de François Mauriac :  » « J’aime tellement l’Allemagne que je préfère qu’il y en ait deux »… »